Dossier d’œuvre architecture IA39001288 | Réalisé par
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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  • inventaire topographique
pont routier dit le Pont neuf
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Morez
  • Hydrographies la Bienne
  • Commune Hauts de Bienne
  • Adresse rue de la République
  • Cadastre 1980 AI non cadastré ; domaine public
  • Précisions anciennement commune de Morez
  • Dénominations
    pont
  • Précision dénomination
    pont routier
  • Appellations
    Pont neuf
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Au centre de l'agglomération, la route (royale, impériale puis nationale) n° 5 franchit la Bienne sur le pont dit de " la Platière ", en longeant le côté nord de la place du Marché (actuelle place Henri Lissac). Lors de son redressement, de 1776 à 1780, un " pont neuf " biais est construit dans l'angle sud-est de la place. En bois, il doit être réparé dès 1796 (par Claude-François Martinez) puis en 1831 (réfection de la charpente et du tablier). Son importance pour le commerce avait conduit en 1828 à envisager de le reconstruire en pierre (3 arches de 6 m d'ouverture) mais en l'établissant perpendiculairement à la rivière. Les frais (46 000 F pour la seule construction, sans compter l'acquisition d'une maison proche qui, gênant, doit être démolie) sont tels que le projet est alors refusé par le directeur général des Ponts et Chaussées. En 1846, le pont menace ruine. L'idée d'un ouvrage en pierre, décidément trop onéreux, est abandonnée pour une alternative en fonte ou en bois. La fragilité de la fonte - les arcs seraient trop près du niveau de l'eau et des troncs charriés en temps de crue, et la rigueur du climat pourrait occasionner des ruptures - et le manque de personnel qualifié amènent à choisir une reconstruction en bois mais en bâtissant les deux culées et la pile centrale en pierre de taille, en établissant un radier et en refaisant les murs de quai. Les travaux (20 000 F) sont adjugés le 4 mars 1847 à l'entrepreneur Dunod et achevés en 1849. Le pont n'est pas touché en 1864-1865 lors de la couverture de la Bienne dans la traversée de la place (qui voit la disparition de celui de la Platière) : le nouvel ouvrage s'arrête à un mètre de lui, l'espace entre les deux étant masqué par une charpente en bois supportant l'empierrement. Il faut de nouveau le réparer à la fin de la décennie et la reconstruction en pierre proposée est une nouvelle fois refusée. Les réparations se succèdent jusqu'en 1889, date à laquelle le conducteur des Ponts et Chaussées Pernot, signalant que le tablier doit être rapidement refait, précise " qu'il convient de présenter sans retard, une solution à la fois rationnelle et économique du problème posé depuis 60 ans ". Il propose soit un pont en maçonnerie (2 arches biaises surbaissées, 20 800 F), soit un tablier métallique (6 poutres en I, de plus de 50 cm de hauteur et 7 mm d'épaisseur, avec entretoises et longerons assemblés par rivetage, pour un coût estimé à 15 800 F). Le ministère des Travaux publics tranche en faveur du projet en pierre, dont le montant doit cependant être revu à la baisse. La construction est achevée en 1891 (date portée sur la pile centrale). En août 1989, l'entreprise Georges Tonetti (S.A. établie au 33 rue Aristide Briand, à Montmorot) remplace le garde-corps métallique amont par un parapet en pierre.

Le pont en pierre de taille calcaire est implanté en biais par rapport au lit de la rivière (l'angle prévu en 1889 est de 68°). Large de 11, 75 m, il comporte deux arches en berceau segmentaire (largeur 7, 35 m, flèche 0, 92 m, épaisseur à la clef 0, 60 m) retombant en lit de Bienne sur une pile centrale (largeur 1 m, hauteur 1, 70 m), précédée d'un avant-bec demi-circulaire. Un muret relie cette pile à un seuil situé quelques mètres en amont, qui marque vraisemblablement l'emplacement du barrage de l'usine Chavin (puis usine de lunetterie Nicole, voir ce dossier). Le bajoyer gauche est percé côté amont par le débouché d'un égout alors que le mur de quai qui le précède l'est par l'extrémité du canal de l'ancien moulin à farine et martinet Clément (voir ce dossier). Le tablier en pente surmonte un décor de modillons.

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
  • Couvrements
    • voûte en berceau segmentaire
  • Statut de la propriété
    propriété publique

Documents figurés

  • Reconstruction en maçonnerie du pont biais sur la Bienne au point 102 k 150. Plan et élévation du pont actuel, 1890. Dessin (plume, lavis), 12 juillet 1890, échelle 1:100, par Pernot (conducteur de travaux)

    Archives départementales du Jura, Montmorot : Sp 4030
  • Reconstruction en maçonnerie du pont biais sur la Bienne au point 102 k 150. Plan, coupes, élévation et dessins de détail du pont projeté. Elévation de la tête amont, 1890. Dessin (plume, lavis), 12 juillet 1890, échelle 1:100, par Pernot (conducteur de travaux)

    Archives départementales du Jura, Montmorot : Sp 4030
Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2010
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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