Patrimoine en Bourgogne-Franche-Comté
Présentation
Bienvenue sur le site de l'Inventaire général du patrimoine de la région Bourgogne-Franche-Comté !

Fondé en 1964 par André Malraux, ministre de la Culture, décentralisé en région par la loi n° 2004-809, l'Inventaire général du patrimoine culturel « recense, étudie et fait connaître les éléments du patrimoine qui présentent un intérêt culturel, historique ou scientifique ».

 

Depuis sa création en 1967, le service de l'Inventaire de Bourgogne-Franche-Comté étudie bâtiments et objets suivant une approche territoriale ou thématique. 20 000 dossiers et 140 000 photographies issus de ces études sont en ligne.

Image du jour
Une usine de 1937 : usine de décolletage Struchen (4 Rue Neuve).
Lumière sur

L'étude a permis de recenser et d'étudier 56 ouvrages sur le territoire franc-comtois et 58 sur le territoire bourguignon, soit 114 ponts sur l'ensemble du cours de la Saône.

1) Les ponts routiers

Ces ponts sont peu nombreux avant le 19e siècle : citons à titre d'exemple les ponts de Port-sur-Saône, Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin et Gray ; Pontailler-sur-Saône, Lamarche-Sur-Saône, Auxonne ; Seurre, ou encore Saint-Jean-de-Losne sans oublier Chalon-sur-Saône et Mâcon. ils ont régulièrement fait l'objet de modifications et d'exhaussement, notamment au niveau de l'arche marinière (cf. Exhaussement des ponts construits entre Gray et Seurre - 1832-1857), voire de reconstructions après la Seconde Guerre mondiale.

Jusqu'au 19e siècle, la façon la plus simple de traverser la rivière demeurait le bac. Ces passages sont référencés dans les archives et étaient réglementés par des baux amodiés à des fermiers, qui assuraient le passage d'une rive à l'autre. Dans certains cas, ils étaient même logés sur place. Plusieurs ouvrages (citons par exemple les ponts reliant Fouchécourt à Baulay, de Chantes, de Ray-sur-Saône, ponts des Maillys, de Charrey, de Bragny, Boucicaut, Chauvort, Ouroux) sont des ponts construits au 19è siècle et au début du 20e siècle en remplacement d'un bac.

La première moitié du 19e est marquée par la construction de ponts suspendus comme à Gray, à Chauvort ou à Bragny. La canalisation de la rivière, réalisée au moyen de dérivations, supprime ou intercepte des routes qu'il est nécessaire de rétablir. Le pont d'Ormoy ou le pont reliant Vannes à Soing-Cubry-Charentenay, remarquable par sa voûte avec arc en anse de panier légèrement outrepassé, sont des exemples de ces ouvrages construits sur ces nouvelles dérivations. Beaucoup d'ouvrages sont reconstruits dans les années 1950-1960 (dommages de guerre. Enfin, d'imposants viaducs conçus pour les nouveaux axes routiers et autoroutiers scandent le paysage actuel de la Saône : viaduc de Port-sur-Saône par exemple.

Les ponts sur les portes de garde et sur les écluses permettent le plus souvent une desserte locale et leur réalisation a été faite en série, concomitamment à la construction des dérivations auxquelles ils sont associés. On retrouve ainsi les mêmes caractéristiques d'un site à l'autre. Deux types d'ouvrages se distinguent :

- les ponts avec une voûte en brique en arc segmentaire, avec parapets en pierre de taille et garde-corps métalliques. On les trouve sur l'ancien site d'écluse de Seurre ; dérivation et ancien site d'écluse du Châtelet ; dérivation et ancien site d'écluse de Saint-Jean-de-Losne. Leur reconstruction date de la fin du 19e siècle (projet de Variot en 1882) en remplacement de ponts en charpente construits dès les années 1840.

- les ponts avec un tablier métallique à poutrelles pleines, hourdé de voûtains perpendiculaires en brique, garde-corps métalliques. On les trouve par exemple sur les portes de garde ou les sites d'écluse de Montureux-lès-Baulay, Soing, Heuilley ou Charnay.

2) Les ponts ferroviaires

A partir de la seconde moitié du 19e siècle, le développement du chemin de fer nécessite la construction d'ouvrages dédiés, à structure métallique : ponts d'Auxonne, de Saint-Usage, viaduc des Dombes et pont de Mâcon par exemple. A la suite du déclassement de la voie ferroviaire, le pont de Chivres est devenu un pont routier. Le pont de Chauvort est un cas unique de pont mixte (routier et ferroviaire).

Les ponts et ponceaux nécessaires à la continuité du chemin de halage sont traités dans la synthèse sur le chemin de halage.

Le pont en pierre avec l'écluse marinière à Gray.