Dossier de présentation du mobilier IM39002229 | Réalisé par
Poupard Laurent (Contributeur)
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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  • inventaire topographique
le mobilier du cimetière, cimetière
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Morez
  • Précisions anciennement commune de Morez
  • Parties constituantes non étudiées
    clôture de monument funéraire, croix funéraire, plaque funéraire

Depuis son ouverture en 1814 et jusqu'aux travaux de reprise de la décennie 2000, le cimetière de Morez témoigne de deux siècles d'évolution des mentalités et des goûts dans le domaine funéraire, particulièrement sensible à travers l'ornementation des tombeaux et des chapelles funéraires (étudiés en tant qu'architecture, dans la base Mérimée, ou qu'objets, dans Palissy). Outre le souvenir des personnes inhumées, il perpétue le nom des auteurs de ces monuments (qui signent certaines de leurs oeuvres) : auteurs locaux - tels Belloni (exploitant la carrière de Saint-Romain, commune de Pratz), Maurice Guy (qui lui succède), la maison lédonienne Dumalanède Frères, etc. - ou établis dans d'autres régions - tel le Dijonnais Bourgeois. Il reflète aussi le milieu industriel environnant : le recours au métal n'est pas rare, dans une région où les fonderies sont nombreuses (si les tombeaux fabriqués dans l'usine de Baudin - commune de Toulouse-le-Château - pour la famille Jobez ont disparu, un échantillon de fonte d'art de la maison bisontine Saint-Eve Frères et Maillard-Salin est toujours visible). Un objet est particulièrement présent : la plaque funéraire en forme de coeur en tôle émaillée, spécialité de la ville (d'où son nom de"coeur de Morez"), née dans les émailleries créées pour l'industrie horlogère et diffusée à la France entière. La plaque peut aussi être ornée d'une photographie émaillée du défunt : Albin Perrad (1857-1916) est localement réputé être l'inventeur de cette technique, notamment mise en oeuvre par la fabrique morézienne Perrad - Bergoënd. Le vocabulaire symbolique reprend les poncifs du genre : choix des espèces végétales (rose, lierre, pavot, immortelles, olivier, chêne, saule pleureur, etc.), de leur mode de représentation (bouquet, couronne, arbre étêté, etc.), des figures (Vierge, ange, etc.) et autres symboles (croix, agneau mystique, chrisme, urne voilée, chandelier, etc.). Le motif des mains enlacées est assez fréquent : reconnaissables par les manches des vêtements, ces mains sont celles d'un homme et d'une femme ; elles composent le motif appelé"alliance"par les marbriers, symbolisant"la certitude que le couple se recomposera avec la mort du survivant ou avec la Résurrection".

Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2009
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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Édifice
cimetière

cimetière

Commune : Hauts de Bienne
Adresse : 10 allée du 3 Septembre