Dossier d’œuvre architecture IA25000412 | Réalisé par
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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  • enquête thématique régionale, le canal du Rhône au Rhin
port de Strasbourg (canal du Rhône au Rhin)
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton le canal du Rhône au Rhin - Besançon ouest
  • Hydrographies le Doubs
  • Commune Besançon
  • Lieu-dit îlot Pelotte
  • Adresse quai de Strasbourg
  • Cadastre 2006 AY non cadastré ; domaine public
  • Dénominations
    port
  • Appellations
    port de Strasbourg
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Parties constituantes non étudiées
    quai, rampe d'accès, escalier indépendant

L'ouverture du canal du Rhône au Rhin à la navigation en 1833 pose la question de l'aménagement de ports (autres que celui de Chamars) dans la " boucle " même du Doubs à Besançon. Le chemin de halage étant établi rive gauche, les ports doivent se trouver sur l'autre rive, ce qui remet d'actualité les projets élaborés depuis le début du 18e siècle pour construire un quai régularisant cette rive et évitant inondations et épidémies. En 1844, le Conseil municipal approuve le projet de l'architecte de la ville Delacroix d'établir un quai, allant de la tour de la Pelotte au bastion de la rue d'Arènes, avec une " grève marchande " de 27 m de large entre la tour et la rue Mayence. Ce projet reste sans suite. Le service des Ponts et Chaussées en rédige lui aussi, dont ceux de l'ingénieur de la Navigation E. Maire en 1849 et de l'ingénieur Auguste-Napoléon Parandier au début des années 1850. Ce dernier prévoit, outre les quais et un nouveau pont, un port de commerce à l'arrière de la tour de la Pelotte (perpendiculaire au Doubs et bordant une " gare et bassin pour le transbordement des marchandises du chemin de fer sur la voie navigable et vice versa "), deux ports à gradins (port Battant, allant de la tour à la rue Mayence avec un " magasin pour entrepôt libre et entrepôt douanier " vers cette rue, et port d'Arènes, occupant la moitié de la longueur du quai côté bastion) et deux " trails pour passe-cheval ". Ajourné, le projet est de nouveau présenté en juillet 1861 par Parandier et Cuvinot, qui signalent qu'entre-temps le port d'Arènes a été réalisé au droit de son magasin par un négociant, Déprez. Ils proposent l'abandon des gradins et le remplacement des murs verticaux par des perrés. Dans sa séance du 8 juillet 1862, le Conseil municipal se prononce favorablement sur cette proposition, associant quais et port de 150 m sur 11, 80 m, et s'engage à financer le tiers du coût total. Les deux tiers restant sont à la charge de l'Etat, qui déclare les travaux d'utilité publique par le décret présidentiel du 12 août 1863. Oeuvre de l'entreprise Morel, la partie en amont du pont Battant, incluant l'actuel port de Strasbourg, est achevée en 1864 (en 1870, le quai Napoléon sera rebaptisé quai de Strasbourg en hommage à la résistance de cette ville face aux prussiens). Permettant le stationnement de 2 bateaux à la fois (sans compter le bateau-lavoir qui s'amarre immédiatement en amont de lui), le port est suffisant pour des dépôts de courte durée, "les marchandises n'étant pas destinées à être vendues sur place, mais au contraire à être chargées immédiatement dans les bateaux ou à être transportées, sitôt après leur débarquement, chez les négociants et les particuliers". Sur la période 1896-1901, le trafic y est faible : 417 t en moyenne chaque année. En 1901, le port est jugé peu spacieux et submergé par les moindres crues. Il sert maintenant de parking.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1864, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Parandier Auguste-Napoléon
      Parandier Auguste-Napoléon

      Parandier, Auguste-Napoléon (1804-1901). Ingénieur civil. Elève à à l’école Polytechnique en 1823, major de sa promotion à l’école nationale des Ponts et Chaussées. Nommé en 1830 ingénieur dans le Doubs, puis à Dijon et de nouveau dans le Doubs, il travaille à la réalisation du canal du Rhône au Rhin et de voies ferrées (Dijon-Chalon, Mouchard-Lausanne, etc.). inspecteur général des Ponts et Chaussées en 1863. Fondateur en 1848 de la société de viticulture d’Arbois, qu’il préside pendant 38 ans. Homme politique : député du Doubs en 1845 et 1846, conseiller général du Jura en 1854.

      (Sources : https://www.juramusees.fr/decouverte/auguste-napoleon-parandier/ et https://gw.geneanet.org/pierfit?n=parandier&oc=&p=auguste+napoleon)

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      ingénieur civil attribution par source
    • Auteur :
      Cuvinot
      Cuvinot

      Cuvinot. Ingénieur des Ponts et Chaussées, en poste dans le Doubs au milieu du 19e siècle (Service hydraulique, arrondissement de Pontarlier en 1863).

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      ingénieur civil attribution par source

Le port est implanté sur la rive droite entre la tour de la Pelotte (rue du Petit Battant) et la rue Champrond, dans un coude rentrant du Doubs. Il se compose d'une plate-forme pavée inclinée vers la rivière, où sont encore visibles quelques organeaux (anneaux d'amarrage). Les véhicules peuvent y accéder par deux rampes convergentes bordées d'un garde-corps en pierre de taille, une à chaque extrémité du perré soutenant le quai de Strasbourg, dont le centre est occupé par un escalier étroit. L'accès à la rivière s'effectue par des escaliers (au centre) ou par deux rampes divergentes, aussi aux extrémités et parallèles aux premières.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
  • Escaliers
    • escalier isolé : escalier droit escalier en maçonnerie
  • Autres organes de circulation
    rampe d'accès
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Ce quai et, avec celui de Strasbourg, l'un des rares témoignages de l'activité de commerce fluvial passé de la ville.

Documents figurés

  • Vieux quais, aujourd'hui détruits [état avant 1864 de l'emplacement du quai de Strasbourg], gravure, par Eugène Sadoux, s.d. [décennie 1880]. Publiée dans : Bouchot, Henri. La Franche-Comté / ill. Eugène Sadoux. – Paris : Plon, 1890. 456 p. : ill. ; 32 cm.

    p. 16
  • [Le quartier Battant et la rive droite du Doubs en amont du pont Battant, avant la construction du quai de Strasbourg], milieu 19e siècle. Montage de deux tirages photographiques, s.d. [milieu 19e siècle, avant 1864], 20 x 50 cm.

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 1 Fi 1562
  • Avant-projet de travaux préservatifs des inondations. Ville de Besançon (rive droite du Doubs). Plan d'ensemble des travaux [partie gauche], 1861. Dessin sur calque collé sur carton (plume, lavis), 20 juin 1861, 31 x 208 cm, échelle graphique, par Cuvinot (ingénieur civil)

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 S 876
  • Avant-projet de travaux préservatifs des inondations. Ville de Besançon (rive droite du Doubs). Plan d'ensemble des travaux [partie droite], 1861. Dessin sur calque collé sur carton (plume, lavis), 20 juin 1861, 31 x 208 cm, échelle graphique, par Cuvinot (ingénieur civil)

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 S 876
  • [Vue d'ensemble du port de Strasbourg, du pont Battant et du chemin de halage], limite 19e siècle 20e siècle. Photographie, s.d. [limite 19e siècle 20e siècle], par Mauvillier (photographe)

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 2 Fi 502
Date(s) d'enquête : 2006; Date(s) de rédaction : 2006
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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