Dossier d’œuvre architecture IA25001093 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
moulin de Voître
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallées, plateaux et montagnes du Doubs - Clerval
  • Hydrographies ruisseau de Voître
  • Commune Sancey
  • Lieu-dit Voître
  • Cadastre 2014 A 275, 276, 604 à 606, 862 à 865, 1073 à 1075  ; 1837 A 212-215
  • Précisions anciennement commune de Sancey-le-Grand
  • Dénominations
    moulin à farine, scierie
  • Appellations
    moulin de Voître
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, bief de dérivation, logement, bassin de retenue, cheminée d'usine

Le moulin de Voître apparaît sous ce vocable sur la carte de Cassini (1760). La façade nord du bâtiment du moulin, très remaniée, conserve un grand linteau replacé à l’envers au-dessus d’une porte de garage. Il est frappé du monogramme IHS et des lettres AM entrecroisées, surmontés de la date 1619. Un linteau de porte, gravé des initiales FMXB (François-Xavier Biguenet) et de la date 1834, est visible sur la façade nord. Cette date correspond vraisemblablement à une reconstruction du moulin, bien que la matrice cadastrale n’en fasse pas état. En revanche, celle-ci mentionne la construction en 1843-1844 d’une habitation au nord du moulin, comprenant « grange, hébergeages, écuries avec hangard ». Outre les deux paires de meules, le moulin comprend des « ribes, ou moulins à battre le chanvre ». En 1845, il est agrandi dans son prolongement oriental par la construction d’une « halle de 17 sur 14 mètres », abritant également le battoir. Le régime hydraulique de l’établissement est modifié à cette occasion par l’ordonnance royale du 20 avril 1845. Tous ces équipements sont mus par une nouvelle roue hydraulique à augets de 4,68 mètres de diamètre, établie entre le moulin et la grange. François-Xavier Biguenet fait construire un logement patronal à l’ouest en 1868, tandis qu’un « nouvel agrandissement du moulin et de la scierie » est attesté sur la matrice cadastrale en 1877. Au début du 20e siècle, l’établissement fournit de l’électricité pour l’éclairage de la commune. Il utilise pour cela une petite turbine hydraulique installée à 27 m de profondeur dans une faille naturelle (en liaison avec le val de Cusance), située sous le moulin. La scierie comprend trois châssis de lames multiples, actionnés par la roue hydraulique et par une machine à vapeur d'appoint. Entre 1910 et 1914, l’usine de Voître met également en jeu un broyeur à sable. Rachetée par la société des Forces Motrices du Refrain au moment de la Première Guerre mondiale, la petite station électrique cesse alors sa production. Si la scierie semble moins active, l’activité de meunerie reprend après la Première Guerre. Dans la décennie 1930, le moulin produit de la farine panifiable, à façon, et pour les boulangeries du canton, mais travaille aussi des céréales secondaires pour l’alimentation du bétail. Il cesse son activité en 1942, et est reconverti en logement vers 1960. L’habitation édifiée en 1843-1844 est détruite par un incendie en 1959, et laisse place à un bâtiment agricole. La chaufferie de la machine à vapeur est incendiée en 1986, mais sa cheminée est encore debout.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 17e siècle , (incertitude)
    • Principale : 2e quart 19e siècle
    • Secondaire : 3e quart 19e siècle
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1619, porte la date
    • 1834, porte la date
    • 1868, daté par source

Très remanié, le bâtiment du moulin est construit en moellon de calcaire enduit, à un étage carré, couvert d’un toit à longs pans. La façade nord conserve deux linteaux portant les millésimes 1619 et 1834. Pourvu d’un étage carré, le logement patronal est construit en moellon de calcaire enduit et couvert d’un toit à croupes en tuile mécanique. L’habitation reconstruite au début des années 1960 est en moellon de calcaire, pourvu de deux étages carrés. La cheminée en brique a perdu son couronnement.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • brique
    • calcaire moellon
  • Toits
    tuile mécanique
  • Étages
    2 étages carrés
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Énergies
    • énergie hydraulique produite sur place
    • énergie thermique produite sur place
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

Bibliographie

Date(s) d'enquête : 2014; Date(s) de rédaction : 2014
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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