Sonia Dourlot, photographe. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-2020
- patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Pays horloger (le) - Morteau
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Commune
Villers-le-Lac
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Lieu-dit
la Courpée
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Adresse
38 route des Fins
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Cadastre
2015
AO
8, 9
;
1817
C
351-353
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Dénominationsferme, usine d'horlogerie
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Précision dénominationusine d'ébauches de montre
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Appellationsusine Alphonse Vuillemin et Fils, usine Paul Faivre
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Destinationsmaison
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Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, logement, fenil, rampe d'accès, citerne, verger, jardin
La ferme (C 353) attestée à la Courpée sur le plan cadastral napoléonien de 1817 appartient en 1822 à Marie Anne Chopard-dit-Jean. Passée au milieu du 19e siècle à Ferréol Félicien Chopard-Guillaumot (1821-1855), qui est dit horloger, elle devient vers 1865 propriété d'Alphonse Vuillemin (1838-1882), également horloger. Né à Guyans-Vennes, Vuillemin a appris le plantage d'échappement au Cernambert chez Alexis Chopard-Guillaumot (1827-1906), un oncle de sa future femme (Maria Alia Adolphine Chopard-Guillaumot, épousée en 1866) chez lequel il est entré en apprentissage en 1854. Il s'est installé en 1861 à la Courpée, où il a débuté la fabrication des balanciers, livrés au Locle (Suisse). Dans la deuxième moitié de la décennie (vers 1866 ?), il réalise aussi les pièces métalliques nécessaires pour un mécanisme de remontoir au pendant inventé par un certain Binétruy, du hameau de la Gateau (actuellement Lagattau près de Noël-Cerneux). En 1873, il agrandit le bâtiment et lui adjoint un corps supplémentaire (atelier). Il convertit son affaire au début des années 1880 à la fabrication des ébauches complètes mais il décède prématurément le 26 janvier 1882. L'inventaire après décès établi le 2 février évoque une ferme comprenant une cuisine et quatre chambres, une cave, une écurie, une grange et un atelier d'horlogerie disposant d'une machine à vapeur. La famille de cultivateurs horlogers est aisée (un piano, une horloge et une machine à coudre sont signalés, cette dernière peut-être utilisée en complément d'activité pour réaliser de la couture à façon) et héberge des ouvriers (quatre ?) dans l'une des chambres. L'outillage réunit divers tours (dont un de mécanicien), des outils à tailler, à faire les fraises, à pointer, à percer droit, à planter, à faire les passages, à polir, à arrondir, un burin fixe, des découpoirs et un "découpoir d'étampe", des cisailles, un laminoir, des enclumes et un soufflet, une presse à copier, huit tabourets et huit quinquets, etc. ; le stock renferme une vingtaine de kilogrammes d'acier plus 58 d'acier en fil et des quantités de pièces de remontoirs et de pignons, ressorts, rochets, etc.
La veuve d'Alphonse poursuit, sous le nom de Veuve A. Vuillemin et Fils, l'entreprise avec ses fils Paul (1870-1959) - dont le fils Daniel aura un atelier dans la ferme du Désert - et Armand (né en 1877). La production consiste en différents calibres (dont le 18 1/2 lignes à échappement à ancre) sous la marque AVF (A et V superposés). De nouveaux agrandissements sont signalés vers 1886 (puis 1901) et, dans les années 1890, l'usine est composée de trois corps de bâtiments : deux corps perpendiculaires à la route sont reliés entre eux par une sorte de galerie fermée, un troisième corps parallèle à la route est accolé au nord-est de celui de droite. En 1906, employant 40 ouvriers, la fabrique produit une quarantaine de calibres et aurait été la première en France à faire des ébauches extra-plates pour échappement à cylindre. Elle est alors dirigée par Armand, qui a pour beaux-frères le fabricant de montres Jules Deleule (1875-1935), du côté de sa femme née Taillard, et Paul Faivre (1867-1913), marié à sa soeur Angèle (pour sa part, Paul Vuillemin a été embauché par les Ets Parrenin et habite à Cernembert puis rue Pasteur). Faivre prend sa suite : il est dit successeur de la maison Veuve A. Vuillemin, fabricant d'ébauches (avec notamment un nouveau calibre Roskopf 19 lignes) mais aussi finisseur. Est-il associé avec Victor Anguenot, dont on sait qu'il fabrique ses ébauches à la Courpée et procède au montage de ses montres au 7 rue du Lac, ou travaille-t-il pour lui ? Il semble avoir transféré les ateliers ailleurs car la matrice signale comme nouveaux propriétaires vers 1905 le tailleur de pierre Auguste Joyeux Vermot puis vers 1917 la famille Faivre-Pierret. Toujours est-il qu'il paraît faire faillite en 1913 (comme l'indique l'avis pour la vente aux enchères le 19 août 1919 d'ébauches fabriquées par lui en 1912 et 1913) et que son affaire est acquise par Victor Anguenot.
Deux des bâtiments sont démolis durant la décennie 1980 semble-t-il (entre 1975 ou 1982 et 1988) et seul celui de gauche subsiste actuellement, redevenu simple habitation.
L'ancienne ferme, aux murs de moellons calcaires enduits, est doté sur son mur gouttereau occidental (protégé par un essentage de tôle partiel) d'un avant-corps en briques (revêtu à l'ouest d'un essentage de ciment amiante) accueillant un escalier hors-oeuvre en charpente. Elle comporte un sous-sol, un étage carré et un étage en surcroît ; au nord, une rampe donne un accès direct à l'étage carré (ancien fenil). La façade antérieure (au sud) est percée de baies, dont deux fenêtres horlogères superposées près de l'angle sud-ouest. Le toit, à longs pans et pignons couverts, a une couverture de tuiles mécaniques. Deux citernes subsistent sur le terrain : la première dans l'angle nord-ouest du bâtiment, la seconde au nord-est à l'endroit où se trouvait un autre corps (détruit).
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Murs
- calcaire moellon enduit
- brique silico-calcaire essentage de ciment amiante
- essentage de tôle
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Toitstuile mécanique
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Étagessous-sol, 1 étage carré, étage en surcroît
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
- noue
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Escaliers
- escalier hors-oeuvre : escalier tournant escalier en charpente
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Autres organes de circulationrampe d'accès
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Énergies
- énergie thermique produite sur place
- énergie électrique achetée
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Typologiesbaie horlogère
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État de conservationétablissement industriel désaffecté
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon
Anguenot Christiane, fille de Daniel Vuillemin. Villers-le-Lac
13 septembre 2016 -
Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon
Droz, Yves. Restaurateur. Collectionneur de pièces horlogères et fondateur du Musée de la Montre, à Villers-le-Lac.
6 novembre 2015 -
Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon
Monnin, Jacques et Antoinette. Anciens gérants de la Sarl Monnin-Anguenot. Villers-le-Lac.
26 août 2016 -
Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon
Vuez, Jean-Claude. Descendant d'une famille d'horlogers, historien de la société Parrenin à Villers-le-Lac.
14 septembre 2016
Documents d'archives
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Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 628
3 P 628 Cadastre de la commune de Villers-le-Lac, 1817-1973
- 3 P 628 : Atlas parcellaire (18 feuilles), dessin (plume, lavis), par les géomètres du cadastre Vial et Girardier, 1817
- 3 P 628/1-2 : Registre des états de sections (1817 ?)
- 3 P 628/3-4 : Matrices cadastrales des propriétés bâties et non bâties, 1822-1910
- 3 P 628/5 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1882-1910
- 3 P 628/10-12 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1911-1973
Matrices cadastrales des propriétés bâties et non bâties 1822-1910 (3 P 628/3-4), des propriétés bâties 1882-1910 (3 P 628/5) et 1911-1973 (3 P 628/10-12) -
[Publicité pour la] Fabrique d'Ebauches Vve A. Vuillemin & Fils à Lac-ou-Villers (Doubs). Dans : La France horlogère, 5e année, n° 85, 1er janvier 1905, p. 5.
Bibliographie
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Briselance, Claude-Gilbert. L’horlogerie dans le val de Morteau au 19e siècle (1789-1914). - 1993. 2 vol., XXXII-398 - III-420 f. : ill. ; 30 cm. Mém. maîtrise : histoire contemporaine : Besançon : 1993.
vol. 1, p. 218, 232, 274-280, vol. 2, p. 160, 235-236 : ill. -
Morel-Fourrier, Henri. Au pays de l'horlogerie (suite). Impressions d'un horloger détaillant [visite d'ateliers d'horlogerie de Villers-le-Lac]. La France horlogère, 6e année, n° 118, 15 mai 1906, p. 10-11 : ill.
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Les pionniers de l'horlogerie à Villers-le-Lac. Horlogerie ancienne, Revue de l'Association française des Amateurs d'Horlogerie ancienne, n° 24, 2e semestre 1988, p. 37-53 : ill.
p. 35, 38, 42-43 : ill. -
Collection particulière : Jean-Claude Vuez, Villers-le-Lac
Ville de Lac-ou-Villers (Doubs) : Guide et souvenir de l'exposition horlogère et artisanale organisée par les élèves des cours du soir du 6 au 14 mai 1944. - Morteau : Impr. André Genre, 1944. 36 p. ; 20 cm.
p. 12, 21 -
Vuillet, Bernard. Villers-le-Lac et son passé / photogr. Georges Caille. - Morteau : Impr. Bobillier, 1983. 56 p. : ill. ; 22,5 cm.
Documents multimédia
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Guichard, Jean-Marie. Recherches généalogiques. Accessibles en ligne sur le site de Geneanet : http://gw.geneanet.org/
Familles Chopard-Guillaumot et Vuillemin, à Villers-le-Lac (consultation : 12 janvier 2016)
Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-
Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-