Mongreville, Jérôme. Photographe. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1983-2024.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Vallées, plateaux et montagnes du Doubs - Quingey
-
Hydrographies
dérivation de la Loue
-
Commune
Arc-et-Senans
-
Lieu-dit
au Fourneau de Roche
-
Cadastre
1828
E
365 à 404
;
2017
E
10, 16, 17, 20, 21, 24, 28, 29, 68, 82, 83, 96, 601, 602, 621, 624, 626, 654, 657, 658, 668, 681, 682, 687 à 690, 692, 693, 726, 727, 737 à 739, 763, 794, 795,
-
Dénominationsmoulin à farine, scierie, usine de menuiserie, centrale hydroélectrique
-
Destinationsusine de papeterie
-
Parties constituantes non étudiéesbarrage, atelier de fabrication, magasin industriel, logement, bureau, bief de dérivation, logement patronal, bâtiment d'eau, transformateur, ferme, remise, porcherie, cheminée
Le moulin de Roche est mentionné en 1274, puis dans un acte de d’acquisition de Guiot de Rochefort le 9 juin 1367.
Vers 1730, le haut fourneau produit annuellement 500 milliers de fonte, convertis en fers (barres) aux forges de Châtillon (IA25001662), puis de Quingey (IA25001663). Il est en arrêt depuis 1741 faute de minerai, mais est en activité en 1788, aux côtés d'une fonderie de seconde fusion (mention d’un atelier de moulage "sablerie"), alors propriété de M. de Montrond, seigneur de Châtillon. Un arrêté des consuls du 21 octobre 1802 autorise "le roulement de l’ancien fourneau de Roche, sur la rivière de la Loue, et la construction d’une forge près du fourneau", cette dernière étant mise en jeu par cinq roues hydrauliques. Le patouillet (lavoir à minerai), situé en aval du canal et actionné par une roue hydraulique, et la tour du haut fourneau, dont la soufflerie était aussi mise en jeu par une autre roue, figurent également sur un plan de cette époque.
En 1813, le haut fourneau emploie 30 personnes et produit annuellement 2000 quintaux métriques de fonte moulée à partir de 8000 quintaux métriques de minerai. Sur la matrice cadastrale, une mention de 1855 précise que la "forge [est] en ruine depuis 1842". En septembre 1860, Victor Lespermont, fabricant de papier à Fonteny (39), acquiert le site des époux Charlier et d'Alfred et Amédée Caron, et fait construire en 1861-1862 une fabrique de papeterie à l’emplacement de la forge. Il demande en 1861 l’autorisation d’y installer une chaudière à vapeur Mathebs (Thann, 68).
Suite à la faillite du papetier Lespermont, Amédée François Caron, propriétaire du château de Roche, rachète le site en 1876. Les installations de la papeterie sont démantelées, et une maison voisine est démolie. Vestige de l’usine métallurgique, un atelier qualifié de "moulin" sur la matrice cadastrale, situé sur la rive gauche du bief est détruit en 1884 afin de laisser place l’année suivante à une scierie. C’est aussi à ce moment que disparaît la tour du haut fourneau. En 1891 est mentionnée la scierie mécanique A. Caron. Un logement patronal est construit au sud du site vers 1893, et une turbine hydraulique est installée vers 1901. En 1910, la scierie travaille le bois de hêtre, de chêne et de peuplier, et fabrique des caisses d’emballage. Une porcherie, dépendance du château de la Roche, a été construite à l'est du site, complétée de deux logements.
Entre 1924 et 1949 (a minima), l’usine apparaît sous la raison sociale R. Caron, Paillard et Cie. En 1934, elle est qualifiée de menuiserie-meubles-parqueterie "La Loue". L’usine apparaît en 1959 sous l’appellation menuiserie-scierie Caron-Gomet et Cie, et est rattachée au Groupement des Industriels Manufacturiers de la Menuiserie (GIMM). Un atelier de fabrication et des magasins sont construits après la Seconde Guerre au nord, sur l'île. En 1976, la société des Ets Floret et Cie (Pontcharra-sur-Breda, Isère) est autorisée à exploiter la menuiserie industrielle (fabrication de portes et fenêtres). L’usine traite à cette date 30 m3 de bois par jour, pour un parc de 36 machines, et emploie 95 personnes. Lorsque le groupe Lapeyre reprend le GIMM début 1989, l’usine de la Roche reprend son indépendance, mais connaît une baisse d’activités. Elle emploie alors 52 personnes.
La menuiserie industrielle Pevescal est alors fondée, et occupe encore actuellement les lieux. Une petite centrale hydroélectrique est en service en amont de l’usine de menuiserie. La porcherie est en ruines - la cheminée encore debout -, et les logements ont été réhabilités.
-
Période(s)
- Principale : 18e siècle , daté par source
- Secondaire : 4e quart 19e siècle , daté par source
- Secondaire : 3e quart 20e siècle , daté par source
-
Dates
Construit en moellon de calcaire enduit, l'atelier de scierie primitif est en rez-de-chaussée. Sa couverture en sheds et tuile mécanique a été remplacée par une toiture à longs pans couverte en tôle. L'atelier situé sur la rive gauche du bief (papeterie ?) est construit en moellon de calcaire, couvert d'un toit à croupes en tuile plate. Il a été prolongé vers le sud, percé de baies cintrées en brique, et est couvert en tuile mécanique. Le logement situé au n°3 est pourvu d'un étage carré et couvert d'un toit à croupes en tuile plate. Le bâtiment situé au n°1 de la rue abritait des logements, et vraisemblablement des écuries et remises. Il est bâti en moellon de calcaire enduit, couvert d'un toit à demi-croupes en tuile mécanique. Le magasin d'expédition possède une ossature et un bardage en bois, et est couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique. L'extension nord de l'atelier de fabrication est vraisemblablement construite en parpaing de béton, bardée et couverte de toit à longs pans en tôle.
-
Murs
- calcaire moellon enduit
- béton parpaing de béton enduit
- essentage de tôle
- brique
- bois pan de bois essentage de planches
-
Toitstuile mécanique, tuile plate, fer en couverture
-
Étages1 étage carré, en rez-de-chaussée
-
Couvertures
- toit à longs pans croupe
- demi-croupe
-
Énergies
- énergie hydraulique produite sur place
- énergie électrique produite sur place
-
Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Archives départementales du Doubs
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Documents d'archives
-
Archives nationales, Paris : F 14/4341
Archives nationales, Paris : F 14/4341 Usines métallurgiques. Rétablissement du fourneau de Roslin [...] au lieu-dit "Roche". Dossier 82 (an III-an XI).
-
Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 22/1
Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 P 22/1 État de sections (1828)
-
Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 22/2-3
Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 P 22/2-3 Matrice des propriétés foncières (19e siècle)
-
Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 22/4
Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 P 22/4 Matrice des propriétés bâties (1882-1910)
-
Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 22/7
Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 P 22/7 Matrice des propriétés bâties (1911-1937)
-
Archives départementales du Jura, Montmorot
Archives départementales du Jura, Montmorot, 8 J 494-504 Saline d’Arc-et-Senans (1774-1932)
Usine de Roche-sur-Loue (1812-1910) -
Archives départementales du Jura, Montmorot : J 581-589
Archives départementales du Jura, Montmorot, 8 J 581-589 Saline d’Arc-et-Senans (1774-1932)
Usine de Roche-sur-Loue (1916-1934) -
Archives départementales du Doubs, Besançon : 7 S 21
Archives départementales du Doubs, Besançon, 7 S 21 Cours d'eau et usines. Dossier communal (1822-1887)
Usines de la Roche (1835–1891) -
Archives départementales du Doubs, Besançon : 426 S 1
Archives départementales du Doubs, Besançon, 426 S 1 Usines métallurgiques. Affaires générales, statistiques, demandes d’établissements (1805-1820)
-
Archives départementales du Doubs, Besançon : 428 S 1
Archives départementales du Doubs, Besançon, 428 S 1 Usines métallurgiques (1801-1836)
-
Archives départementales du Doubs, Besançon : 432 S 1
Archives départementales du Doubs, Besançon, 432 S 1 Appareils à vapeur. Déclarations (1836-1862)
-
Archives départementales du Doubs, Besançon : 70 W 2
Archives départementales du Doubs, Besançon, 170 W 2 Etablissements classés
Ets Caron-Gomet (1960) -
Archives départementales du Doubs, Besançon : 336 W 1
Archives départementales du Doubs, Besançon, 336 W 1 Etablissements classés (1968-1970)
Ets Floret et Cie (1975-1976)
Bibliographie
-
Bourgin, H.et G. L’industrie sidérurgique en France au début de la Révolution (1788). - Paris : Imprimerie nationale, 1920.
p. 123 -
L'Opinion économique et financière : Franche-Comté, juillet 1949, n° 2.
p. 46 -
Recensement des usines comtoises en 1744. In : Revue d’histoire de la sidérurgie, t.2, 1961, p. 275.
p. 265
Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-
Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-