Dossier d’œuvre architecture IA25001678 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
moulin à farine, puis minoterie dit moulin de L'Arnaude
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallées, plateaux et montagnes du Doubs - Quingey
  • Hydrographies dérivation de la Loue
  • Commune Liesle
  • Lieu-dit le Moulinot
  • Adresse
  • Cadastre 1827 C 1192 à 1196  ; 2016 ZD 957
  • Dénominations
    moulin à farine, minoterie
  • Parties constituantes non étudiées
    barrage, atelier de fabrication, magasin industriel, logement, bureau, garage, bâtiment d'eau, bief de dérivation, quai

Le moulin ne figure pas sur la carte de Cassini (1760). Il est construit dans le premier quart du 19e siècle sur la rive droite de la Loue. Propriété de Pierre François Nappey en 1827, il est équipé de cinq paires de meules actionnées par cinq roues hydrauliques. Un local situé sur l’île abrite une ribe actionnée par une 6e roue hydraulique. En 1828, Nappey demande l’autorisation d’ajouter, dans le prolongement occidental du moulin, une scierie mue par une 7e roue. Cette installation est finalement autorisée par l’ordonnance royale du 20 janvier 1830. Louis François Girod entreprend en 1863 la "démolition partielle" du moulin-maison. La matrice cadastrale signale sa reconstruction l’année suivante ("agrandissement") et mentionne un second propriétaire, Auguste Belin. Narcisse Gaspard Compagnon acquiert le moulin vers 1880. Le régime hydraulique est réglementé par l’arrêté préfectoral du 19 novembre 1888. Le moulin est alors équipé de quatre paires de meules, actionnées par une turbine implantée sur le bief de dérivation. Le local adossé contre le pignon ouest abrite une huilerie et un battoir à blé. Félix Compagnon succède à son père en 1907. Le moulin est acheté en 1933 par Henri Lacroix (ou Régis Cathelin selon la matrice du cadastre) et, vraisemblablement modernisé à cette époque, converti en une petite minoterie : équipement de quatre broyeurs-convertisseurs Lacroix et deux plansichters. Le matériel est de nouveau modifié en 1956 : acquisition de deux appareils à cylindres Teisset-Rose-Brault (convertissage), complétés vers 1995 de deux broyeurs Nehlig, Heuser et Cie (Strasbourg). C’est peut-être au milieu du 20e siècle qu’est construit le magasin industriel à l’ouest. Joseph Ducros, gendre d’Henri Lacroix, reprend la minoterie en 1960. L’appareil de production est actionné, via un système de transmission par poulies et courroies, à une turbine Fontaine à axe vertical (80-90 chevaux), sous une chute de 1,80 m. Joëlle Ducros, fille de Joseph, reprend l’activité en 1997 jusqu’en 2015, où l’affaire est reprise par SAS du moulin de l’Arnaude. Le contingent de farine est de 11 000 quintaux, mais la moyenne annuelle, vers 2015, n’atteint que 5000 quintaux.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 19e siècle , daté par source
    • Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
  • Dates

Pourvue de trois étages carrés, la minoterie est construite en moellon de calcaire enduit, couverte d’un toit à longs pans en tuile mécanique. Le local situé contre la façade sud, bâti sur le bief, abrite un atelier de réparation et la turbine. Il est couvert d’un appentis. Le bâtiment qui abritait l’huilerie et le battoir à l’ouest a laissé place à un magasin industriel, construit en maçonnerie (parpaing de béton ?) enduite, équipé d’un quai. Couvert d’un toit à longs pans, le logement possède un étage carré.

Disposition des machines :

-rez-de-chaussée : mélangeuse et poste d’ensachage

-premier étage : deux paires de meules, deux broyeurs Teisset-Rose-Brault et deux broyeurs Nehlig, Heuser et Cie

-deuxième étage : sasseur Nehlig, Heuser et Cie

-troisième étage : deux plansichters Nehlig, Heuser et Cie

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • béton parpaing de béton (incertitude)
  • Toits
    tuile mécanique
  • Étages
    3 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
  • Énergies
    • énergie hydraulique produite sur place turbine hydraulique
  • Statut de la propriété
    propriété privée

  • Ducros Joseph, minotier. Liesle, 2015.

    22/09/2015

Documents d'archives

  • Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 P 337/1 Registre des états de section (1827)

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 337/1
  • Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 P 337/2-3 Matrice des propriétés foncières bâties (19e siècle)

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 337/2-3
  • Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 P 337/4 Matrice des propriétés bâties (1882-1914)

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 337/4
  • Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 P 337/7 Matrice des propriétés bâties (1911-1945)

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 337/7
  • Archives départementales du Doubs, Besançon, Sp 1268 Usines et prises d’eau. Rivière de la Loue (1822–1858)

    Archives départementales du Doubs, Besançon : Sp 1268
  • Archives départementales du Doubs, Besançon, Sp 753 Service hydraulique. Usines et prises d'eau (1827–1904)

    Archives départementales du Doubs, Besançon : Sp 753

Bibliographie

  • Service régional d'Inventaire de Franche-Comté. Enquête régionale sur les bâtiments industriels 1979-1981.

    Moulin de Larnaude (1979)
Date(s) d'enquête : 2015; Date(s) de rédaction : 2017
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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