Dossier d’œuvre architecture IA39001242 | Réalisé par
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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  • inventaire topographique
gendarmerie puis immeuble
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Morez
  • Commune Hauts de Bienne
  • Adresse 168 rue de la République
  • Cadastre 1822 SU 1061, 1062 ; 1980 AI 529
  • Précisions anciennement commune de Morez
  • Dénominations
    gendarmerie, immeuble
  • Destinations
    magasin de commerce
  • Parties constituantes non étudiées
    bureau, logement, communs, atelier, cour, jardin

Attesté sur le plan cadastral de 1822, le bâtiment est édifié pour la brigade de gendarmerie royale créée à Morez en 1770. L'entrepreneur Félix-Aimé Prost (de Morbier) construit de 1841 à 1843, en face à lui et sur des plans de l'architecte d'arrondissement Claude-Marie Dalloz, une nouvelle gendarmerie (détruite au 20e siècle). Le bâtiment est alors racheté par cet entrepreneur et modifié par lui ou par son successeur (le lunetier Auguste Michaud) entre 1843 et 1855 : transformation en immeuble, extension de deux travées au sud et surélévation d'un deuxième étage. Le corps au nord et l'aile à l'ouest datent peut-être de cette époque. Le site est occupé par l'épicerie et commerce de farines et grains d'André Lamy en 1934, par un cabinet d'architectes en 2000.

Les bâtiments ont des murs en moellons calcaires enduits, deux étages carrés et un comble à surcroît, des élévations à travées et une toiture métallique. La façade de l'ancienne gendarmerie sur la rue de la République compte sept travées, percées de fenêtres à linteau délardé en arc segmentaire à l'exception de celles du rez-de-chaussée, largement remaniées. La distribution s'y effectue à l'aide d'un escalier tournant en bois, accessible depuis le couloir central. Au premier étage, ce dernier ouvre sur un escalier droit en pierre plaqué contre l'élévation postérieure, desservant la cour et, à l'aide d'une coursière en béton, le premier étage du corps en retour. Ce corps est largement éclairé aux deux étages carrés par des fenêtres lunetières. Il s'appuie contre un troisième corps de bâtiment, fermant la cour à l'ouest, dont le rez-de-chaussée est partiellement voûté en berceau plein-cintre. L'escalier en équerre qui le traverse et donne accès aux jardins en terrasse a été refait en béton (sa première volée se développe à l'extérieur). Ces deux corps secondaires - à usage de communs, ateliers et logements - sont coiffés d'un appentis métallique.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    métal en couverture
  • Étages
    2 étages carrés, comble à surcroît
  • Couvrements
    • voûte en berceau plein-cintre
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • pignon couvert
    • noue
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour escalier en charpente
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit escalier en maçonnerie
    • escalier de distribution : escalier en équerre
  • Typologies
    baie lunetière ; immeuble avec atelier
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Les baies lunetières sont des baies de petit module, souvent à encadrement de bois, qui signalent la présence d'un atelier (de lunetier ou d'horloger).

Documents figurés

  • Projet de caserne de gendarmerie pour la Ville de Morez. Plan général, 1841. Dessin (plume, lavis), 15 février 1841, échelle 1:500, par Dalloz, Claude-Marie (architecte d'arrondissement)

    Archives municipales, Morez : M 37.2
Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2009
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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