Dossier d’œuvre architecture IA70000341 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de la Haute-Saône
usine métallurgique du Crochot, puis fromagerie industrielle
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Haute-Saône - Champlitte
  • Hydrographies dérivation du Salon
  • Commune Framont
  • Lieu-dit le Crochot
  • Cadastre 1824 B 1169 à 1180 ; 2008 D 678 à 688
  • Dénominations
    usine métallurgique, fromagerie industrielle
  • Précision dénomination
    filature de laine
  • Appellations
    forge du Crochot
  • Destinations
    filature
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, entrepôt industriel, logement patronal, logement d'ouvriers, bureau, bief de dérivation

Une forge est attestée sur le site en 1427, date à laquelle l'abbaye cistercienne de Theuley amodie le moulin et le foulon à Mathey Bouteman. François Monnois et sa femme Marie Athon, locataires de l'usine de 1666 à 1698, réorganisent le site. Le haut fourneau, qui ne semble pas fonctionner dans la seconde moitié du 17e siècle, est reconstruit en 1699 avec les matériaux provenant du haut fourneau de Villemarcel. L'usine métallurgique produit 1000 milliers de fonte et 400 de fer en 1772, contre 900 milliers de fonte en 1788. La forge est arrêtée vers 1780 et ne sera pas rétablie. Vendu en 1796 comme bien national à Alexandre Rochet, le haut fourneau est acheté en 1798 par Claude-Pierre Dornier, récent acquéreur des forges de Pesmes (IA00016549). Sa veuve Catherine Rochet en restera propriétaire jusqu'à sa mort en 1844. Deux ordonnances royales des 26 novembre 1833 et 5 février 1843 autorisent cette dernière à "conserver et exploiter son usine à fer". Celle-ci produit, en 1832, 8000 à 8500 quintaux de fonte, et consomme 17 850 stères de bois. Le haut fourneau est acquis vers 1857 par le maître de forges Alphonse Adéodat Dufournel, propriétaire des sites de Beaujeu (IA70000348), Montureux (IA70000328), Vauconcourt (IA70000361) et Renaucourt (IA70000359). En 1874, la société Dufournel et Cie devient "Société des hauts fourneaux du Crochot et de Beaujeu", bien que le site du Crochot ait cessé de produire de la fonte dès 1867. Vers 1885, François Pruniaux, Charles Servin et Antoine Poisse y établissent une filature, avec logement et bureau. Les installations du haut fourneau sont démantelées en 1886, bien que le bâtiment soit conservé. Achille et Just Laffond reprennent la filature en 1895, et l'agrandissent au tout début du 20e siècle (construction d'un hangar et d'un pavillon). En 1902, le bâtiment de la machine à vapeur est supprimé et une turbine est mise en place. En 1909, l'établissement est qualifié de "fabrique de draps et filature de laine Laffond frères, dite usine hydraulique et à vapeur du Crochot". Il ferme ses portes au moment de la Première Guerre mondiale. Une fromagerie industrielle a été établie sur le site dans le troisième quart du 20e siècle, nécessitant des transformations et des adjonctions. Elle a cessé son activité vers 1999. Une partie des bâtiments abrite aujourd'hui une entreprise de logistique. Bien que privé vers 1995 d'un bâtiment couvert d'un appentis (halle de coulée ?), le bâtiment du haut fourneau est encore en place. En 1852, la soufflerie à pistons est mise en jeu par une machine à vapeur de 8 ch provenant du haut fourneau de Trécourt, et dont la chaudière est chauffée par les gaz perdus du gueulard. En 1861, Dufournel et Cie demande l'autorisation d'utiliser une seconde chaudière à vapeur pour mettre en jeu la machine soufflante. Le haut fourneau emploie 12 ouvriers en 1847.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 17e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
    • Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
    • Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source, daté par travaux historiques

Le bâtiment du haut fourneau est construit en moellon de calcaire, couvert d'un toit à demi-croupes. La halle à charbon, bien que modifiée par l'aménagement de garages, conserve une partie de sa charpente en bois, couverte d'un toit à croupes, tuile mécanique et tuile plate. L'atelier de la fromagerie, construit au sud du haut fourneau à l'emplacement d'une ancienne halle à charbon, est pourvu d'un étage carré et est couvert d'un toit à longs pans. Un bâtiment (pièce d'affinage ?) construit perpendiculairement au sud, est couvert de deux travées de sheds. Le logement ouvrier, dont il ne subsiste que l'extrémité nord, est en rez-de-chaussée, construit en moellon de calcaire. Le logement patronal possède un rez-de-chaussée surélevé et un étage en surcroît. Il est couvert d'un toit à longs pans et tuile mécanique.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    tuile mécanique, tuile plate, ciment amiante en couverture, verre en couverture
  • Étages
    1 étage carré, rez-de-chaussée surélevé, étage en surcroît
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • shed
    • croupe
    • demi-croupe
  • Énergies
    • énergie hydraulique
    • énergie thermique
    • produite sur place
    • produite sur place
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents figurés

  • Plan présentant la coupe en deux sens perpendiculaires des principaux objets composant le fourneau du Crochot [...]. Plan, plume, lavis, par Guyet géomètre à Gray, le 15 décembre 1831, échelle 1:100

    Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : 301 S 11
  • [Plan des forges du Crochot avec indication des bâtiments par des lettres]. Croquis, papier, plume, s.n., s.d. [fin 18e ou 1ère moitié 19e siècle].

    Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : E 736
  • Plan de l'usine du Crochot [...]. Plan, plume, lavis, par Guyet géomètre à Gray, 1831, échelle 1:500

    Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : 301 S 11
  • Plan dressé à l'occasion de la demande de modification du régime des Eaux motrices de l'usine à fer du Crochot [...]. Plan, plume, lavis, signé Dufournel et Cie, Gray, le 13 juillet 1859, échelle 1:500.

    Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : 301 S 11
  • Plan de l'usine du Crochot composée d'un haut fourneau avec soufflerie à pistons, d'un patouillet, de bâtiments servant à son exploitation [...]. Plan, plume, lavis, par Guyet géomètre à Gray, le 12 juillet 1831, échelle 1:500

    Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : 301 S 11
  • [Plan sommaire des forges du Crochot]. Croquis, papier, plume, s.n., s.d. [fin 18e ou 1ère moitié 19e siècle].

    Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : E 736
  • [Plan des forges du Crochot avec indication des bâtiments par des lettres]. Croquis, papier, plume, s.n., s.d. [fin 18e ou 1ère moitié 19e siècle].

    Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : E 736
  • [Plan sommaire des forges du Crochot]. Croquis, papier, plume, s.n., s.d. [fin 18e ou 1ère moitié 19e siècle].

    Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : E 736
Date(s) d'enquête : 2008; Date(s) de rédaction : 2008
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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