Mongreville, Jérôme. Photographe. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1983-2024.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel de la Haute-Saône
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Haute-Saône - Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin
-
Hydrographies
la Saône
-
Commune
Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin
-
Adresse
50 rue Armand Paulmard
-
Cadastre
1836 C 419 à 442 ;
2008 AI 237, 296, 307 à 311
-
Dénominationsmoulin à farine, minoterie
-
AppellationsMinoterie Barberot, puis Gheerbrant
-
Destinationscentrale hydroélectrique, magasin de commerce
-
Dossier dont ce dossier est partie constituante
-
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, magasin industriel
Le moulin à farine figure sur la carte de Cassini (1760). En 1838, le sieur Chalmin, fermier du moulin appartenant au duc de Bauffremont, sollicite l'autorisation "de substituer aux trois roues qui font marcher des moulins de commerce une seule roue qui servira de moteur à quatre moulins montés d'après le système anglais". L'établissement comprend dès cette époque un moulin de commerce au nord et, quasiment accolé contre le pignon sud, un moulin destiné au public. En 1862, la famille de Bauffremont cède le moulin et les forges voisines au maître de forges de Buyer, lequel vend le moulin en 1884 à Jacques Auguste Barberot. Le moulin est converti en minoterie, et les huit paires de meules remplacées par des appareils à cylindres. Après une nouvelle modernisation au début du 20e siècle, la capacité de mouture passe de 65 quintaux en 24 h à 100 quintaux. La minoterie est exploitée par Adhémar et Jean Camille Barberot, fils de Jacques Auguste, qui créent après la Première Guerre mondiale la société Barberot Frères. En 1918, la minoterie traite 150 quintaux par jour. La production passe de 19 000 quintaux de farine en 1927 à 25 000 quintaux en 1938. La minoterie essuie un incendie en 1924, et est modernisée après la Seconde Guerre : construction d'un magasin industriel en 1950, d'un laboratoire d'essais en 1953 et installation d'un système de transport pneumatique en 1954. En 1951, la minoterie entre dans la famille Gheerbrant, après le mariage de Suzanne Barberot, fille de Jean, avec Georges Gheerbrant. Ses fils Etienne et Jean-Luc lui succéderont. En 1984, la capacité horaire de mouture atteint 15 quintaux. La minoterie est détruite par un incendie en avril 1996 et n'est pas reconstruite. A son emplacement est édifié un magasin de vente de la société Gheerbrant, laquelle exploite la minoterie de Frahier-et-Chatebier (IA70000144). Le bâtiment sud a été converti en 1997 en centrale hydroélectrique (deux turbines Kaplan inclinées). Agrandie en 2006 d'un groupe bulbe Kaplan placé contre le pignon sud du bâtiment, la centrale dispose d'un débit moyen de 24 m3/seconde, pour une puissance de 330 Kw.
En 1862, l'acte de vente mentionne deux moulins renfermant respectivement cinq et quatre tournants. En 1936, l'appareil de production compte 10 paires de cylindres (5 pour le broyage et 5 pour le convertissage), deux paires de meules, un plansichter, 9 bluteries, une turbine Francis de 40 ch et un moteur à gaz pauvre Bollinckx (inutilisé). Un moteur électrique de 60 ch est attesté en 1938.
Le moulin emploie 5 ouvriers en 1893.
-
Période(s)
- Principale : 19e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
- Principale : 2e moitié 20e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
- Principale : 1er quart 21e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
Le bâtiment abritant la centrale hydroélectrique est construit en moellon de calcaire enduit, à l'exception de l'étage de soubassement, bâti en pierre de taille calcaire. Il comprend un étage carré et est couvert d'un toit à croupes en tuile mécanique. La société Gheerbrant a construit divers entrepôts et silo à l'arrière de son magasin de vente. Un bâtiment datant de la minoterie (ancien magasin ?) est encore visible, quoique modifié. Construit en moellon de calcaire, pourvu de baies à encadrements en brique, il a été rehaussé d'un niveau, clos par un bardage métallique.
-
Murs
- calcaire moellon enduit
- béton
- calcaire pierre de taille enduit
-
Toitstuile mécanique
-
Étagesétage de soubassement, 1 étage carré
-
Couvertures
- toit à longs pans
- croupe
-
Énergies
- énergie hydraulique produite sur place turbine hydraulique
- énergie électrique achetée
- turbine hydraulique
-
Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- SCAN 25 © IGN - 2008, Licence n°2008CISE29-68.
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Documents figurés
-
Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : 254 S 4
Plan géométrique du moulin appartenant à M. le prince Alphonse de Bauffremont [...] plan levé pour servir au projet de construire par M.Chalmin, fermier dudit moulin, 4 moulins, mus par une seule roue, dans l'emplacement des 3 moulins [...]. Plan, plume, lavis, échelle 1:500, par le géomètre Marcand, Port-sur-Saône, le 8 août 1838
Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-
Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-