Dossier d’œuvre architecture IA90000100 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Territoire de Belfort
usine de matériel d'équipement industriel et de construction électrique Amstutz, Levin et Cie
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Territoire de Belfort - Delle
  • Commune Delle
  • Adresse 40 faubourg de Belfort
  • Cadastre 1984 AC 103 à 105, 114, 117, 118, 274, 390, 406
  • Dénominations
    usine de matériel d'équipement industriel, usine de construction électrique
  • Appellations
    usine de matériel d'équipement industriel et de construction électrique Amstutz, Levin et Cie
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, atelier de réparation, entrepôt industriel, magasin industriel, logement, bâtiment administratif d'entreprise, bureau d'études, laboratoire, cantine, local du comité d'entreprise, réservoir industriel

Constituée en 1919, la société anonyme Amstutz, Levin et Cie entreprend la construction d'une usine de fabrication de machines-outils (étaux-limeurs, perceuses, fraiseuses). Jacques Amstutz et Frédéric Levin, anciens employés des usines Japy, à Beaucourt (90), avaient fondé au début du siècle à Rorschach (Suisse) une première usine de machines textiles et machines-outils de visserie-boulonnerie. Vers 1930, l'usine de Delle se lance dans la production de réchauds et poêles à gaz de pétrole. L'apparition d'appareils utilisant des gaz liquéfiés (butane, propane) entraîne l'abandon de ce type de matériel, remplacé dès 1934 par des cuisinières, puis des poêles à mazout (marque Amsta). L'atelier de fabrication est agrandi en 1939. Après la Seconde Guerre mondiale, le secteur machines-outils évolue vers les fraiseuses universelles (marque Alcera) tandis que la production de poêles à mazout connaît un prodigieux essor (jusqu'à 100 000 poêles en 1973). De 1950 à 1970, les bâtiments subissent de constantes extensions : bureaux (1952, 1958 et 1965), bureaux d'études (1963, 1965, 1969 et 1970), infirmerie (1952), atelier d'usinage (1952, 1955 et 1963), atelier de montage (1962, 1965 et 1970), atelier de peinture (1964 et 1965), magasin industriel (1953, 1954, 1960 et 1969), menuiserie (1966), réfectoire (1968). Après le choc pétrolier et un dépôt de bilan en 1975, l'entreprise repart en orientant ses appareils de chauffage vers d'autres énergies (bois et électricité) et développe sa gamme d'appareils ménagers (hottes, plaques, fours). Pour faire face aux difficultés que connaît le secteur machines-outils, la société Gambin (74) est absorbée, et une filiale, nommée Alcéra-Gambin, détenue à 100 % par Amstutz, Levin et Cie, est créée vers 1985. En 1987, la production avoisine 200 fraiseuses (essentiellement à commande numérique) pour un chiffre d'affaires de 160 millions de francs. Alcéra-Gambin disparaît en 1993. La société poursuit actuellement la fabrication de poêles à mazout domestiques, de convecteurs électriques, radiateurs et sèche-serviettes (marques Amsta et Linéal) ainsi que le négoce de ventilateurs, climatiseurs, etc. Elle travaille également en sous-traitance pour l'industrie automobile (emboutissage et découpage de tôle). 30 personnes en 1920, 65 vers 1945, 200 en 1960, 525 vers 1970, 400 en 1982, 165 en 2000.

  • Période(s)
    • Principale : 1ère moitié 20e siècle
    • Principale : 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1919, daté par tradition orale, daté par source
    • 1939, daté par tradition orale, daté par source
    • 1952, daté par tradition orale, daté par source
    • 1953, daté par tradition orale, daté par source
    • 1954, daté par tradition orale, daté par source
    • 1955, daté par tradition orale, daté par source
    • 1958, daté par tradition orale, daté par source
    • 1960, daté par tradition orale
    • 1962, daté par tradition orale, daté par source
    • 1963, daté par tradition orale, daté par source
    • 1964, daté par tradition orale, daté par source
    • 1965, daté par tradition orale, daté par source
    • 1966, daté par tradition orale, daté par source
    • 1968, daté par tradition orale, daté par source
    • 1969, daté par tradition orale, daté par source
    • 1970, daté par tradition orale, daté par source

Le bâtiment des bureaux et des logements (actuellement logement ouvrier) possède un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble ; il est couvert d'un toit à longs pans brisés et à croupe, à tuile en écaille. L'atelier de fabrication est en brique enduite (avec des extensions en parpaing de béton enduit), couvert de sheds et de toits à longs pans en tuile mécanique et en ciment amiante. Les bureaux et bureaux d'études sont en parpaing de béton enduit couverts en terrasse. Les magasins industriels et l'atelier de réparation (menuiserie) sont en pan de fer, parpaing de béton, béton armé et enduit, construits en rez-de-chaussée, et couverts d'un toit à longs pans et d'appentis en tôle et en ciment amiante.

  • Murs
    • béton parpaing de béton
    • fer pan de fer
    • brique
    • enduit
    • essentage de tôle
    • béton armé
  • Toits
    tuile en écaille, tuile mécanique, ciment amiante en couverture, fer en couverture, béton en couverture, verre en couverture
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • terrasse
    • shed
    • toit à longs pans
    • toit à longs pans brisés
    • appentis
  • Énergies
    • énergie électrique
    • achetée
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents figurés

  • Atelier de rectification des dentures de pignon. Photographie, s.d. [vers 1980], par Marchand, J.-C. (photographe)

    Collection particulière
  • Vue aérienne générale depuis le nord-ouest. Photographie, s.d. [avant 1999].

    Collection particulière
Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2000
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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