Dossier d’œuvre architecture IA90000120 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Territoire de Belfort
usine de bonneterie Achtnich, actuellement immeuble de bureaux
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Territoire de Belfort - Belfort est
  • Commune Belfort
  • Adresse 6 rue du Rhône
  • Cadastre 2001 BM 18
  • Dénominations
    usine de bonneterie
  • Appellations
    usine de bonneterie Achtnich
  • Destinations
    immeuble de bureaux
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, magasin industriel, entrepôt industriel, vestiaire d'usine, atelier de conditionnement, bureau, magasin de commerce, conciergerie

En 1910, l'industriel suisse Martin Achtnich, propriétaire d'une importante affaire de bonneterie à Winterthur (Suisse), crée à Belfort une usine appelée Tricotages Mécaniques Achtnich et Cie. Pour ce, il reprend les ateliers des Ets His-Imboden, implantés au n°4 rue du Rhône depuis l'extrême fin du 19e siècle. La fabrication s'étend des cache-corsets aux camisoles, caleçons et combinaisons en laine, soie et coton. La famille Dintheer (Albert père, puis Albert fils, puis Jacques) assurera la direction jusqu'à la fermeture de l'usine. Celle-ci est attributaire de commandes militaires pendant la Première Guerre mondiale. Un nouveau bâtiment de trois niveaux est édifié entre 1921 et 1923 par l'ingénieur civil Ed. Griffon, l'architecte Théophile Moritz et l'entrepreneur belfortain Tournesac. Bombardée par l'aviation alliée en 1944 et détruite à 50 %, l'usine est reconstruite entre 1945 et 1949 : un atelier de fabrication sur trois niveaux (2200 m²) vient prolonger celui de 1921. En 1958-1959, un nouvel atelier de fabrication est édifié, perpendiculairement au premier, par l'architecte Philippe Labey et l'entrepreneur Tournesac. Ce bâtiment, comprenant un rez-de-chaussée et deux étages pour une surface totale de 3600 m², est desservi par un escalier hors-oeuvre construit à la jonction des deux ateliers. Il accueille le matériel et le personnel rapatriés de l'usine de bonneterie de Châtenois-les-Forges (90). La société fabrique des sous-vêtements commercialisés sous les marques Les 3 Cigognes, Sublimail, Svelta (crêpe de santé) et Sawaco (coton et rayonne). Suite à la fermeture de l'usine Achtnich de Valdoie (90), un atelier de teinturerie est édifié en 1977. En 1983, la production atteint 6000 pièces par jour. L'usine ferme ses portes vers 1994 ; elle a été achetée par un particulier et aménagée en immeuble de bureaux. Présence de 200 machines de production vers 1985. 211 personnes en 1931, 270 en 1960, 240 en 1983, 90 vers 1994.

L'atelier de fabrication (1921-1949) est en moellon de calcaire enduit, béton armé, à deux étages carrés, toit à longs pans et croupe couvert en tuile mécanique. L'extension de l'atelier (1958-1959) est en parpaing de béton et béton armé. Ils étaient desservis par trois monte-charge et comprenaient un magasin de vente, un magasin et un entrepôt industriels, un magasin d'expédition et un vestiaire au rez-de-chaussée ; un atelier de coupe, un local abritant les calandres, l'atelier de tricotage et des bureaux au premier étage ; l'atelier de confection, de vaporisage, un magasin pour produits semi-finis et un atelier de conditionnement au second étage. L'escalier hors-oeuvre est en béton armé.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • béton béton armé
    • parpaing de béton
  • Toits
    tuile mécanique
  • Étages
    2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier hors-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour escalier en maçonnerie
  • Autres organes de circulation
    monte-charge
  • Énergies
    • énergie électrique
    • achetée
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté, restauré
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents figurés

  • Machines à tricoter. Photographie, s.d. [vers 1960].

    Collection particulière
  • Atelier (confection ?). Photographie, s.d. [2e quart 20e siècle].

    Collection particulière
  • Vue de trois quarts depuis le nord. Photographie, s.d. [entre 1920 et 1940].

    Collection particulière
  • Vue intérieure d'un atelier de tricotage. Photographie, s.d. [2e quart 20e siècle].

    Collection particulière
  • Machine à tricoter en panneau (marque Stoll, type Lifado). Photographie, s.d. [vers 1960].

    Collection particulière
  • Destruction des ateliers sud en juin 1944. Photographie, s.d. [1944].

    Collection particulière
  • L'usine de Belfort. Photographie, s.d. [vers 1949]. Dans : " L'Opinion économique et financière : Franche-Comté ", Paris : s.n., 1949, p. 73.

  • Façade nord de l'usine. Photographie, s.d. [entre 1920 et 1940].

    Collection particulière
  • Vue d'un atelier de vaporisage et repassage. Photographie, s.d. [1958].

    Collection particulière
  • Atelier de confection. Photographie, s.d. [1958].

    Collection particulière
Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2001
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
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Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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