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  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Voiteur
  • Commune Baume-les-Messieurs
  • Emplacement dans l'édifice la Vierge et saint Jean : enfeu à l'extrémité du bras nord du transept ; Christ en croix : chapelle au nord de la 1ère travée de choeur

Le groupe, actuellement dispersé, est stylistiquement homogène ; les dimensions des sculptures ont été déterminées les unes par rapport aux autres. Il a dû être commandé par Amé de Chalon, abbé de Baume-les-Messieurs (1389-1432) pour décorer un autel ou le jubé. L'emplacement d'origine de ce calvaire est inconnu. C'est certainement lors de la Révolution que les statues de la Vierge, et surtout du Christ, ont été mutilées et que le Christ a été séparé du groupe. Entre 1928 et 1950, les statues de Marie et saint Jean étaient placées sur les grandes consoles des parois de l'arche du monument funéraire d'Amé de Chalon (saint Jean à l'est et la Vierge à l'ouest). Par la suite, elles furent installées dans l'enfeu où elles se trouvent encore actuellement. En 1975, la statue du Christ se trouvait dans le jardin du presbytère (ancien réfectoire monastique). Elle est une imitation fidèle du Christ en croix mis au jour en 1963 dans l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon et attribué au sculpteur Claus de Werve qui l'aurait réalisée dans le 1er quart du 15e siècle.

Eplorée, la Vierge, tête penchée sur le côté gauche, bras en croix sur sa poitrine, est vêtue d'une robe et d'un manteau à manches lui couvrant la tête. Elle porte également un voile et une guimpe, tous deux à bords gaufrés. Tête levée en direction du Christ en croix qui le surmontait autrefois, saint Jean est vêtu d'une robe et d'un manteau en rotonde ; sa peine est exprimée par le froncement des sourcils et une attitude fermée, sa main droite saisissant son poignet gauche. Deux fragments composent le Christ à l'état de vestige. Il est crucifié sur une croix dont les branches sont de section hexagonale. Le Christ, à l'anatomie assez réaliste, est vêtu d'un périzonium à chutes latérales. Le revers plat des trois statuettes, non travaillé et comportant de vigoureuses traces d'outils, indique que le groupe était adossé.

  • Catégories
    sculpture
  • Structures
    • groupe non relié
    • revers plat
  • Matériaux
    • calcaire
  • Précision dimensions

    Vierge : h = 87 ; la = 29 ; pr = 18 ; Saint Jean : h = 87 ; la = 35 ; pr = 21 ; Christ : h = 74 (fragment avec torse : h = 26, la = 27, pr = 23 ; fragment avec jambes : h = 48, la = 15, pr = 20).

  • Iconographies
    • scène biblique : calvaire
  • Précision représentations

    Iconographie et décor : scène biblique : calvaire

  • Précision état de conservation

    Vierge : la tête a été cassée au niveau du cou puis fixée avec du mortier ; les draperies de la partie droite, vers la base, ont été également brisées puis restaurées (réfection d'un pli avec du plâtre) ; épaufrures. Saint Jean : épaufrures ; le socle a été cassé puis recollé ; petit doigt de la main gauche cassé. Décapage des deux statues réalisé en 1950 par le sculpteur Marcel Maimponte. Postérieurement (?), nettoyage drastique des têtes des deux personnages, notamment celle de saint Jean dont le visage est griffé (utilisation de paille de fer ?). Christ : Bras et tête manquants. Reste du corps en deux fragments. Premier fragment : montant de la croix avec jambes et abdomen du crucifié. Second fragment : torse (bras manquants), une partie du montant et de la traverse de la croix. Les deux fragments n'en formaient qu'un seul autrefois : la cassure est très nette au niveau de la taille et les morceaux pourraient facilement être accolés. Quelques manques (chute latérale gauche du périzonium ; orteils). Epaufrures. Trou de goujon qui servait à la fixation de la traverse de droite.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Protections
    classé au titre objet partiellement, 1919/07/10
  • Précisions sur la protection

    Le Christ n'est pas protégé au titre des MH.

  • Référence MH
Date(s) d'enquête : 1973; Date(s) de rédaction : 2006