Dossier d’œuvre architecture IA00013888 | Réalisé par
Poinsot Gilbert
Poinsot Gilbert

Chercheur. Région Franche-Comté, Service régional de l'Inventaire. 1973-1986.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
;
Poupard Laurent (Contributeur)
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • inventaire topographique
  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
ferme et atelier d'horlogerie d'Augustin Béliard
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays horloger (le) - Morteau
  • Commune Grand'Combe-Châteleu
  • Lieu-dit les Cordiers
  • Adresse 3e ferme
  • Cadastre 2017 AC 160, 162, 164, 166  ; 1962 AC 29, 30  ; 1816 B 724-730
  • Dénominations
    ferme, atelier
  • Précision dénomination
    atelier d'horlogerie
  • Appellations
    atelier d'Augustin Béliard
  • Destinations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, étable à vaches, grange, remise agricole, logement, jardin potager

La ferme triple, appelée localement la "grande maison", a été bâtie au 18e siècle. Elle porte un ensemble de dates, de techniques différentes : 1721 gravée sur le piédroit de droite du four du "tué" (grande cheminée) central, avec une inscription illisible, et 1771 sur celui de gauche entre une croix et les initiales FMG au-dessus, ADC (?) au-dessous ; 1737 et une croix gravées sur une pierre (en remploi ?) dans la cave sud ; 1773 sur une plaque de cheminée dans le tué de gauche (non vue) ; "Le 10 novembre 1828" et "Le 4 juillet 1905 [...] Béliard" (manuscrites) sur les murs de la descente de cave au sud ; "J.F. Jeannot 1879" (manuscrite) sur la façade orientale. Le bâtiment semble construit en plusieurs campagnes, dont témoignent les décrochements de la façade postérieure (est) qui distinguent la partie centrale des deux corps qui l'encadrent : une extension en saillie dans l'angle nord-est, un corps à étage carré maçonné dans l'angle sud-est. Sur le plan cadastral de 1816, il est partagé entre deux propriétaires : le menuisier Louis Girard possède la partie sud, le percepteur Félix Girard la partie nord. La première est acquise le 9 juin 1838 par le cultivateur Alexis Béliard (1789-1849) puis elle passe à son fils Augustin (1844-1910), maire de Grand'Combe-Châteleu en 1880. Ce dernier achète le 8 juillet 1896 l'autre partie à Adèle Bavoux, veuve de l'horloger Albin Perrey (1817-1890), qui l'avait acquise vers 1882 de Félix Boillot (1791-1875), lequel la tenait depuis 1828 environ de Félix Girard. Augustin Béliard, qui obtient une mention honorable à l'exposition universelle de 1878 (il est signalé dans la rubrique Assortiment des exposants du groupe collectif du Doubs), est certainement un horloger complet, fabriquant des montres avec quelques ouvriers dans son atelier à l'étage de l'angle sud-est. Il exploite aussi un petit train de culture et vend des tuiles (des tuileries Mercier-Fouillot de Passavant-la-Rochère), du sel dénaturé, du vin (de Montgesoye...), etc. Son fils Léon (1883-1961) prend sa suite pour ce négoce mais semble abandonner l'horlogerie. A cette époque, la partie nord est louée à un cultivateur. On ne sait pas à quelle date disparaît l'activité agricole. Partagé entre deux propriétaires, le bâtiment ne sert plus que d'habitation.

Les murs de la ferme sont en moellons calcaires (avec enduit partiel) au rez-de-chaussée ainsi qu'à l'étage carré dans l'angle sud-est, en pan de bois essenté de planches pour le reste. Le bâtiment présente une lambrichure en avancée sur ses murs pignons (ouest et est) ; sur la façade nord (mur gouttereau), les niveaux supérieurs de l'extension et de la grange sont en encorbellement, formant portique. Il comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un comble ; les dessertes se font à l'aide d'escaliers droits, dans-oeuvre (en maçonnerie pour le sous-sol, en charpente pur l'étage) ou extérieur (escalier en charpente contre la façade orientale notamment), tandis que la grange est accessible de plain-pied à l'ouest. Il abrite trois appartements, chacun disposant de son "tué" (grande cheminée), avec chambres à l'étage carré. Les baies sont rectangulaires, à linteau délardé en arc segmentaire, ou en arc segmentaire (entrées de cave) ; une fenêtre horlogère et une fenêtre d'atelier (à encadrement en bois) sont visibles sur la façade orientale. Les baies du corps sud-est sont toutes munies d'un volet métallique constituant une protection contre le feu. Le toit est à longs pans, pignons couverts et tuiles mécaniques ; l'acier est utilisé pour celui sur l'extension au nord-est, perpendiculaire, et sur la partie formant portique.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit partiel
    • bois pan de bois essentage de planches
  • Toits
    tuile mécanique, acier en couverture
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
    • noue
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit en charpente
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit en maçonnerie, en charpente
  • Typologies
    ferme à 3 tués ; grange haute ; baie horlogère ; baie d'atelier
  • Statut de la propriété
    propriété privée