Dossier d’œuvre architecture IA25001461 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
usine de matériel agricole Garnier
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallées, plateaux et montagnes du Doubs - Amancey
  • Commune Éternoz
  • Lieu-dit
  • Adresse 39 Grand Rue
  • Cadastre 2016 D 309
  • Dénominations
    usine de matériel agricole
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication

En 1886, les frères Constant et François Nicod font construire un atelier de ferronnerie qu’ils exploitent ensemble. L’atelier central est flanqué de deux logements, dans les bas-côtés nord et sud. En 1893, le bâtiment est partagé symétriquement, chaque frère conserve une moitié de l’atelier et un logement. Le 2 avril 1910, François Nicod obtient un brevet d'invention pour un avant train de charrue Brabant double ou simple. L’affaire est reprise pendant la Première Guerre mondiale par Jean Garnier, compagnon forgeron et employé de la société Nicod. Il acquiert en 1915 le bâtiment et se lance dans la fabrication de matériel agricole, notamment la production d’une charrue, dite Brabant-Garnier, dont il produira 6000 exemplaires. Dans les années 1920, Jean Garnier met au point divers appareils : moissonneuse dite auto-javelleur, triangle de chasse-neige réglable, faneuse à dents flexibles. Dans la décennie 1930, la société Garnier emploie six personnes.

Après la seconde guerre mondiale, les fils du fondateur, Jean et Roland, reprennent progressivement la direction de l’entreprise. La fabrication de charrues est arrêtée au milieu des années 1950. Les roues étaient fabriquées par les Ets Champenois à Chamouilley (Haute-Marne) ; d’autres pièces étaient produites dans des fonderies de la région : Maître à Colombier-Fontaine (IA25001044), Douge à Besançon, Moniotte à Dole. A partir de 1953, la société se lance dans le négoce de tracteurs pour les constructeurs Douge (marque Messidor) à Besançon, Société Française de Vierzon, Renault Agriculture, puis Fendt (1971). A partir de 1966, le constructeur met au point la "charrue planche" sur trois points (pour système de relevage des tracteurs).

L’atelier de fabrication est prolongé vers l’ouest au début des années 1970. A cette époque, l’outil de production compte un tour horizontal, une fraiseuse, une scie alternative, deux perceuses, trois meules, une presse à balancier, un martinet, deux postes à soudure électrique et un autogène. Vers 1978, la société Garnier invente le système de sécurité "non stop", qui permet le ré-enclenchement et le relevage du socle de la charrue, modèle qui sera fabriqué jusqu’en 1995. Cette année-là, Jean-François et Jean-Baptiste, fils et neveu de Jean Garnier, reprennent la société, qui distribue la marque allemande Fendt, ainsi que les constructeurs français Jeantil (épandage) et Goizin (charrue). Un magasin de vente est aménagé en 1997 à l’emplacement du logement nord.

En 2011, l’affaire est transférée à Levier. L’atelier de fabrication a conservé son outillage, à l’exception d’une forge (détruite vers 1990), de deux cisailles, d’un étau-limeur et d’une perceuse sensitive. Toutes les machines de l'atelier étaient mises en mouvement par un gros moteur électrique. Le matériel en place de l'atelier comprend aujourd’hui un marteau-pilon Sport, une presse à friction à balancier (emboutissage des socs), une machine à poinçonner et à découper Vernet (Dijon, 21), un four Tranchant à fuel (Paris), une perceuse radiale, une scie à métaux alternative, une perceuse à colonne Rego AA Jones et une fraiseuse. Situé dans l’angle sud-ouest, l’atelier de réparation compte une fraiseuse Gambin, une meuleuse, un étau-limeur GSP, un tour horizontal Eyrolles (Batignolles), et un tour semi-automatique Noël Ernault.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle , daté par tradition orale

En rez-de-chaussée, le bâtiment est construit en moellon de calcaire enduit, et couvert d’un toit à longs pans en tôle. Les espaces de l’atelier central (atelier) et des logements adjacents sont délimités par des piliers en pierre de taille calcaire de section carrée, aux angles abattus. L’extension ouest possède une ossature métallique et est couverte en ciment amiante.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    fer en couverture
  • Étages
    en rez-de-chaussée
  • Couvrements
    • charpente métallique apparente
    • charpente en bois apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Énergies
    • énergie électrique achetée
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété privée

  • Garnier Jean, fils du fondateur, Eternoz, 9/09/2015.

    2015

Documents d'archives

  • Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 P 225/5 Matrice des propriétés bâties (1911-1954)

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 225/5
  • Archives départementales du Doubs, Besançon, 312 W 34 Etablissements classés (1970)

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 312 W 34
    1970

Bibliographie

  • Garnier. Une histoire en Franche-Comté, brochure, coul., s.n., s.d. [2009]

Date(s) d'enquête : 2015; Date(s) de rédaction : 2016
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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