Dossier d’œuvre architecture IA25001821 | Réalisé par
Poupard Laurent (Contributeur)
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
immeuble et atelier d'horlogerie (atelier de boîtes de montre) Caille Frères
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays horloger (le) - Morteau
  • Commune Morteau
  • Adresse 6 Grande Rue
  • Cadastre 2018 AA 48  ; 1816 E 53-55
  • Dénominations
    immeuble, atelier
  • Précision dénomination
    atelier d'horlogerie
  • Appellations
    atelier Caille Frères
  • Destinations
    café, banque
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, logement, boutique, garage, cour

Les deux maisons figurées sur le plan cadastral de 1816 (E 54 et 55) et appartenant à la veuve de Jean Baptiste Catal, à Besançon, sont rebâties vers 1857 par le marchand de vin Jean Romain Droz (1819-1870). Elles sont cependant détruites à peine une dizaine d'années plus tard, lors de l'incendie du 5 mai 1865. Droz reconstruit dès l'année suivante un immeuble sur la rue. Sa propriété est acquise vers 1875 par l'horloger Alphonse Benjamin Caille (1834-1883), gendre de Philippe Zacharie Roussel-Simonin, qui avait bâti à la fin des années 1830 une scierie aux Gras (avec son frère Jean Eloi, signalé fabricant de forets à pivoter vers 1860), et beau-frère d'Albin Roussel-Simonin, installé en 1881 fournituriste au 4 rue de la Chaussée. Le bâtiment est peut-être agrandi vers 1894 (?) tandis qu'un deuxième est édifié dans la cour. La propriété abrite en 1902 la fabrique d'horlogerie Caille Frères, réunissant les fils d'Alphonse Benjamin, qui en eut quatre : Charles Louis Virgile (1868-?), Emile Ferréol Philippe (1872-1960), Georges Charles Léon (1875-1949) et Virgile Ernest (1879-?). Tenue en 1907 par Emile Ferréol Philippe, qui est dit greffier, elle accueille aussi une banque (remplaçant le Café parisien). La fabrique de boîtes de montre Caille Frères est achetée en juin 1930 par les Ets Schwartzmann Frères, société en nom collectif créée le 11 août 1913 entre les enfants de l'horloger d'origine autrichienne François Fridolin Schwartzmann (1850-1913). Dirigée par Jules (1883-1940) et Auguste (1887-1969), cette entreprise acquiert aussi en février 1933 l'affaire du marchand d'outils et de fournitures pour l'horlogerie Ernest Wiedmayer et va s'établir dans ses locaux (4 rue du Pont rouge). Les bâtiments (alors aux 4 et 4 bis et actuellement au 6) abritent toujours en 2018 banque et habitation.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
    • Secondaire : 4e quart 19e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1866, daté par source

Mitoyen des deux côtés, l'immeuble a des murs en moellons calcaires enduits mais il présente sur la rue une façade en pierre de taille apparente, blanche et dure pour les premières assises et en pierre jaune de Montlebon au-dessus (certaines de couleur rouge). Il comporte un sous-sol, deux étages carrés et un comble à surcroît, desservis par un escalier dans-oeuvre tournant à retours en bois ; du fait de la déclivité du terrain, l'étage carré est accessible de plain-pied sur l'arrière, à l'aide d'une galerie protégée par un appentis métallique. Percé de fenêtres horlogères sur sa façade postérieure, l'immeuble est coiffé par un toit à longs pans, pignons couverts et tuiles mécaniques. Le bâtiment dans la cour, à usage de logement et de garage, est en rez-de-chaussée avec comble à surcroît et toit en appentis à couverture de tuiles mécaniques. Ses baies (dont une fenêtre horlogère) sont en arc segmentaire avec encadrement en briques silico-calcaires.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    tuile mécanique, acier en couverture
  • Étages
    sous-sol, 2 étages carrés, comble à surcroît
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
    • appentis
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour escalier en charpente
  • Typologies
    baie horlogère
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Schwartzmann Gilles, ancien gérant de la société Schwartzmann. Morteau

    Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon
    31 janvier 2018

Documents d'archives

  • Archives départementales du Doubs : 3 P 412 Cadastre de la commune de Morteau. 1816-1978.

    - 3 P 412 : Atlas parcellaire (11 feuilles), dessin (plume, lavis), par les géomètres du cadastre Girardier et Mestre, 1816-1817.

    - 3 P 412/1 : Registre des états de sections, 1818.

    - 3 P 412/4-5 : Matrice cadastrale des propriétés bâties et non bâties, 1823-1875. Le 1er volume manque.

    - 3 P 412/2-3 : Matrice cadastrale des propriétés bâties et non bâties, 1876-1914.

    - 3 P 412/6 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1882-1910.

    - 3 P 412/7-9 : Matrice cadastrale des propriétés non bâties, 1911-1965.

    - 3 P 412/10-13 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1911-1978.

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 412

Bibliographie

  • Briselance, Claude-Gilbert. L’horlogerie dans le val de Morteau au 19e siècle (1789-1914). - 1993. 2 vol., XXXII-398 - III-420 f. : ill. ; 30 cm. Mém. maîtrise : histoire contemporaine : Besançon : 1993.

    vol. 2, p. 258 : ill.
  • Vuillet, Bernard. Le val de Morteau et les Brenets en 1900, d'après la collection de cartes postales de Georges Caille. - Les Gras : B. Vuillet, Villers-le-Lac : G. Caille, 1978. 294 p. : cartes postales ; 31 cm.

    p. 48-49 : ill.

Documents figurés

  • Route départementale n° 2 de Besançon à Morteau. Plan des alignements de la traverse de Morteau [rue de la Louhière, Grande Rue et rue de l'Helvétie], photocopie d'un dessin (plume, lavis), par l'ingénieur ordinaire Berquet, Pontarlier le 29 novembre 1873, validé en 1876 et annexé au décret ministériel du 5 juillet, échelle 1/200, 34 x 348 cm

    Collection particulière : Henri Leiser, Morteau
  • Ponts et Chaussées. Route nationale n° 437 de Saint-Claude à Belfort. Plan d'alignements de la traverse de Morteau [rue de la Louhière, Grande Rue et rue de l'Helvétie], photocopie d'un dessin (lavis), par l'agent voyer d'arrondissement Chirouze, 28 [septembre 1907], 30 x 278 cm, 1/50

    Collection particulière : Henri Leiser, Morteau
  • Morteau. - La Grande Rue (côté droit), carte postale, s.n., s.d. [4e quart 19e siècle], Charles Pierre éd. à Morteau

    Porte la date 19 juillet 1906 au recto (manuscrite) et au verso (tampon). Avant 1903. Publiée dans : Vuillet, Bernard. Le val de Morteau et les Brenets en 1900. - 1978, p. 48.

    Collection particulière : Henri Bonnet, Fournet-Luisans

Documents multimédia

  • Guichard, Jean-Marie. Recherches généalogiques. Accessibles en ligne sur le site de Geneanet : http://gw.geneanet.org/

    Familles Caille, Droz et Roussel-Simonin, à Morteau (consultation : 30 mars 2018)
Date(s) d'enquête : 2013; Date(s) de rédaction : 2018
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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