Dossier d’œuvre architecture IA39000736 | Réalisé par
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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  • inventaire topographique
maison d'industriel
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Morez
  • Commune Hauts de Bienne
  • Adresse 116 rue de la République
  • Cadastre 1822 SU 518  ; 1980 AI 461, 462
  • Précisions anciennement commune de Morez
  • Dénominations
    maison
  • Genre
    d'industriel
  • Destinations
    atelier d'horlogerie, atelier de lunetterie, magasin de commerce, immeuble
  • Parties constituantes non étudiées
    boutique, logement, atelier, cour

Le bâtiment est construit en 1814 pour le marchand horloger Pierre-Gabriel Reydor (1772-1834) : les initiales P.G.R. sont gravées avec la date au-dessus de l'entrée principale. A son décès, ses trois fils (Jean-François, Joseph-Aimé et François-Désiré) reprennent l'affaire puis, très rapidement, Jean continue seul, jusqu'à sa mort vers 1851. Sa veuve, Paule-Marie Chappuis, et ses deux fils, Jules et Victor, se trouvent alors à la tête de l'une des entreprises d'établissage les plus importantes de la ville : la société Jean Reydor et Fils aîné emploie 150 personnes, ouvriers et paysans, deux tiers pour l'horlogerie et un tiers pour la lunetterie. Entre 1869 et 1871, Jules et Victor se séparent, ce dernier se consacrant à la lunetterie et le premier à l'horlogerie. C'est en 1869 que Jules agrandit le bâtiment de deux travées au sud. Le décor du grand salon date peut-être de cette époque : en 1873, les sculpteurs parisiens Rasetti et Baillif (établis au 18 rue Charon à Paris) envoient à Reydor leur facture pour une glace de trumeau et son cadre. Une nouvelle extension (mineure et en rez-de-chaussée) a lieu au sud à la fin du 19e siècle ou au 20e (boutique actuelle). En 1934, l'immeuble abrite la fabrique d'horlogerie et le magasin d'horloger-bijoutier de G. Lamy-Quique ainsi que le bureau de tabac et la librairie Robert ; en 2000, il est occupé par un bureau de tabac et par l'office notarial Tannière.

Les murs sont en moellons calcaires enduits à l'exception du rez-de-chaussée sur rue du bâtiment principal, en pierres de taille apparentes. Les bâtiments comptent deux étages carrés, avec sous-sol, rez-de-chaussée surélevé et étage en surcroît pour celui sur rue, un comble pour celui qui lui est parallèle (ouest). La distribution du corps en retour (nord) s'effectue à l'aide de coursières métalliques accessibles depuis le corps principal, desservi par un escalier en bois, dans oeuvre et tournant et, sur la cour, par un escalier en pierre à montées convergentes. Les élévations sont à travées avec des baies rectangulaires, à l'exception de la porte principale (couverte d'un arc segmentaire) et d'une serlienne dans le pignon du mur sud. L'ancien atelier (ouest) est éclairé par des fenêtres jumelées au premier étage et des fenêtres carrées à encadrement en bois au second. Les toitures métalliques sont à longs pans sur le bâtiment principal et en appentis sur les corps secondaires (nord et ouest). Le petit corps sud, à un étage carré, est couvert d'une terrasse en béton, de même que le magasin. Le grand salon du bâtiment principal présente une décoration intéressante : parquet en marqueterie, plafond mouluré (ayant perdu sa peinture mythologique), cheminée avec sa glace de trumeau.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit partiel
    • moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    métal en couverture
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage en surcroît
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour escalier en charpente
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit escalier en maçonnerie
  • Typologies
    baies multiples ; maison avec atelier
  • Techniques
    • peinture
  • Représentations
    • figure mythologique
    • putto
  • Précision représentations

    Occupant autrefois le médaillon central ovale du plafond du grand salon, la peinture figurait une femme (à gauche) tendant les bras à un adolescent ailé (à droite) , porteur d'une coupe de fleurs. Tous deux étaient représentés dans les nuées, partiellement nus comme les trois putti ailés à leurs pieds.

  • Statut de la propriété
    propriété privée, []

Les baies multiples sont des baies d'un module courant dont la multiplication marque la présence d'un atelier.

  • Morez, 116 rue de la République : [Scène mythologique peinte au plafond du salon principal], [limite 19e siècle 20e siècle ?]. / Mottaz, A. (photographe). Photographie, s.d. [limite 19e siècle 20e siècle ?].

    Collection particulière : Etude Tannière, Morez

Documents figurés

  • Morez : extrait du plan cadastral, 1980, section AI, échelle 1:1000 / Auteur inconnu

  • Morez, 116 rue de la République : [Scène mythologique peinte au plafond du salon principal : détail de la partie gauche], [limite 19e siècle 20e siècle ?]. / Mottaz, A. (photographe). Photographie, s.d. [limite 19e siècle 20e siècle ?].

    Collection particulière : Etude Tannière, Morez
  • Morez, 116 rue de la République : [Scène mythologique peinte au plafond du salon principal : détail de la partie droite], [limite 19e siècle 20e siècle ?]. / Mottaz, A. (photographe). Photographie, s.d. [limite 19e siècle 20e siècle ?].

    Collection particulière : Etude Tannière, Morez
Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2009
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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