Dossier d’œuvre architecture IA39001235 | Réalisé par
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • inventaire topographique
maison
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Morez
  • Commune Hauts de Bienne
  • Adresse 163 rue de la République
  • Cadastre 1822 SU 538  ; 1980 AI 83
  • Précisions anciennement commune de Morez
  • Dénominations
    maison
  • Destinations
    café, magasin de commerce, immeuble, atelier de lunetterie
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Parties constituantes non étudiées
    boutique, logement, buanderie, atelier, écurie, fenil, cour, mur de soutènement, jardin potager, fabrique de treillage

La maison est édifiée dans la première moitié du 18e siècle, vraisemblablement en 1727 (date portée sur le linteau remployé d'une fenêtre du second étage). Attestée sur un plan de 1748, elle est rebâtie par le marchand drapier Claude-Emmanuel-Marie Lamy au cours de la décennie 1820 : une note manuscrite portée sur la matrice cadastrale la signale " en reconstruction ". Figurée sur le cadastre napoléonien de 1822, avec le corps fermant la cour à l'est, elle est surélevée d'un étage au 19e siècle (le cadastre mentionne une augmentation du bâti vers 1843) et aurait servi d'hôtel de voyageurs. A la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle, le site abrite la lunetterie Lizon et Thiébaud (issue de la maison Lizon, fondée en 1827 ou 1837, à l'origine de la Manufacture mécanique de Lunetterie et d'Optique ?), qui deviendra ensuite société Arthur Thiébaud, et le rez-de-chaussée du bâtiment est occupé par le café La Perle. Il accueille en 1934 un magasin de chaussures et l'étude du notaire Bulle, puis le bureau de l'huissier de justice Roydor. Ce serait ce dernier qui aurait doté, avant 1944, l'aile sud d'un étage et d'un escalier. Dans les années 1960, la façade postérieure est rehaussée pour aménager un étage en surcroît dans le comble, entraînant la disparition de quatre fenêtres lunetières et d'une porte haute. En 2000, le seul commerce actif est un magasin de chaussures.

Les bâtiments ont des murs en moellons calcaires enduits et une couverture métallique. La maison a deux étages carrés et un étage de comble (en surcroît vers l'est). Les étages carrés sont desservis par des coursières sur la façade postérieure et un escalier extérieur, tournant et à cage ouverte, en pierre jusqu'au premier étage et en bois jusqu'au second. L'aile nord est composée de l'escalier et d'un corps de logis à deux étages (avec buanderie), qu'il distribue également. L'aile sud est voûtée d'arêtes au rez-de-chaussée, surmontée du bureau des années 1930-1940 et prolongée par son escalier. A usage d'écurie, fenil et atelier, le bâtiment oriental est partiellement voûté en berceau plein cintre (au sud et à l'est). Il a un étage carré et un comble à surcroît, accessibles par un escalier droit en bois. Le plancher du comble est formé de troncs de sapin équarris entre lesquelles s'intercalent des moellons calcaires ; il est habillé de planches sur le dessus, d'un lattis revêtu de plâtre en dessous. Quatre fenêtres lunetières signalent la présence d'un atelier à l'est et une porte donne accès aux jardins. Les toits sont à longs pans et pignons couverts, à l'exception de ceux des ailes qui sont en appentis.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    métal en couverture
  • Étages
    2 étages carrés, étage de comble
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • pignon couvert
    • noue
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier tournant à retours avec jour cage ouverte, escalier en maçonnerie, escalier en charpente
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit
  • Typologies
    baies lunetières ; maison avec atelier
  • Statut de la propriété
    propriété privée, []

Les baies lunetières sont des baies de petit module, souvent à encadrement de bois, qui signalent la présence d'un atelier (de lunetier ou d'horloger).

Documents figurés

  • Morez : extrait du plan cadastral, 1980 section AI, échelle 1:1000

Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2009
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.