Aline Thomas, cartographe, infographe, photographe. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2021-
- opération d'urgence
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Saône-et-Loire
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Commune
Mâcon
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Adresse
8 rue de la Préfecture
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Cadastre
2024
AY
48, 141, 144, 145
;
1825
B
484-486
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Dénominationshôtel, tribunal
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Appellationshôtel de Chevrier-Saint-Mauris, hôtel d'Igé
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Parties constituantes étudiées
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Parties constituantes non étudiéesterrasse en terre-plein, stationnement, latrine
Le terrain est situé à proximité de la partie nord de l'enceinte de la ville de Mâcon. Un couvent de dominicains y est fondé en 1255, détruit au cours des Guerres de religion en 1568. À partir de 1716, Philibert Alexandre de Chevrier-Saint-Mauris, chanoine et prévôt de l'église Saint-Pierre, y fait édifier son hôtel. En 1811, le préfet de Saône-et-Loire décide d'acheter cette propriété à Pierre Guillaume Charles Albert de Labletonnière d'Igé (mort en 1813, et dont le parent Charles François de Labletonnière d'Igé - mort en 1810 - possédait l'hôtel depuis 1786) pour y implanter la nouvelle prison et le tribunal. D'après le devis de construction de Guillemot du 8 mars 1813, la propriété comprend l'hôtel proprement dit, construit entre cour et jardin, auquel était accosté un bâtiment sur la droite en entrant dans la cour. Du côté du jardin se trouvaient une terrasse construite en 1765 qui permettait d'accéder à l'enceinte, une orangerie au fond de la parcelle, mais aussi une petite écurie, un colombier, une gélinière (un poulailler) et une pièce d'eau.
Les travaux de modification de la propriété débutent en 1813. Seuls l'hôtel et une partie de l'orangerie et de la terrasse sont conservés. L'hôtel est aménagé pour l'accueil de salles d'audience, tandis que l'orangerie est modifiée pour accueillir la nouvelle prison. L'ensemble est saccagé par des troupes en garnisons qui occupent les murs après la chute de Napoléon et les intérieurs doivent être repris lors de la Restauration. En 1821, un certain Dupont est adjudicataire des travaux (peut-être le même que celui qui travaille à la prison en 1817-1819). Des modifications paraissent avoir été réalisées au cours du 19e siècle (inscription "palais de justice" sur la grille de la cour d'entrée) et des réfections intérieures ont lieu en 1950-1951 (Henri Palazzi architecte). Une nouvelle aile d'extension, au nord, date de la fin du 20e siècle. Si le tribunal est toujours en activité en 2024, la prison est désaffectée en 1991, en même temps que celle de Chalon-sur-Saône, lorsque le centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand ouvre ses portes.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 18e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 1er quart 19e siècle , daté par source
- Secondaire : 3e quart 18e siècle , daté par travaux historiques
- Secondaire : 3e quart 19e siècle , daté par source , (détruit)
- Secondaire : 2e quart 20e siècle , daté par source , (détruit)
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Dates
- 1716, daté par travaux historiques
- 1765, daté par travaux historiques
- 1813, daté par source
- 1818, daté par source
- 1873, daté par source
- 1931, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Giroud Jean Etiennearchitecte départemental attribution par sourceGiroud Jean EtienneCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Giroud, Jean Etienne (1833-1901). Architecte. Père de l'architecte Frédéric Louis Giroud (1862-?) et grand-père de l'architecte Jules Robert Marie Giroud (1890-?). Elève de l'école des beaux-arts de Lyon. Appartient au cabinet de Chenavard uis à celui de Dardel. De 1854 à 1864, inspecteur des édifices du département du Rhône dans le cabinet de Louvier (il demeure au 23 rue de la Charité à Lyon en 1860). Architecte du département de Saône-et-Loire de 1866 à 1886, membre du conseil des bâtiments civils de Saône-et-Loire.
(Source : Charvet, Léon. Lyon artistique. Architectes. Notices biographiques et bibliographiques [...]. 1899, p. 176.)
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Auteur :
Guillemot Charles Aimé Jean-Baptistearchitecte départemental attribution par sourceGuillemot Charles Aimé Jean-BaptisteCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Guillemot, Charles Aimé Jean-Baptiste (1790-1831). Architecte départemental de Saône-et-Loire au début du 19e siècle. Intervient en cette qualité à la prison et au tribunal de Mâcon entre 1811 et 1817.
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Auteur :
Le corps principal du tribunal, ancien hôtel entre cour et jardin, comprend un sous-sol semi enterré, un rez-de-chaussée et deux étages-carrés. Un escalier en fer à cheval conduit au vestibule. Les façades enduites ne laissent pas deviner les matériaux de construction, les encadrement des baies sont en pierre de taille calcaire. Le bâtiment ne comprend aucun ornement, à l'exception d'un grand fronton sommant la façade principale. L'ensemble est couvert en tuiles plates, l'égout étant recouvert d'une bande de tuiles creuses. Le bâtiment situé au sud de l'ancien hôtel est également enduit et se compose d'un haut rez-de-chaussée surélevé et d'un étage couvert de tuiles creuses. L'extension nord (en C sur le plan) paraît être construite en béton enduit, et recouverte de tuiles creuses. La terrasse en terre-plein à l'arrière de l'hôtel est accessible par un escalier droit. Un haut mur, vestige du chemin de ronde de la prison, sépare cette dernière du tribunal. La prison comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et un étage-carré, le tout enduit.
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Murs
- calcaire (incertitude)
- moellon (incertitude)
- enduit
- béton (incertitude)
- enduit
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Toitstuile creuse, tuile plate, tuile mécanique
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Étagesétage de soubassement, 1 étage carré, 2 étages carrés
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Couvrements
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Élévations extérieuresélévation à travées, jardin en terrasses
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
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Escaliers
- escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval en maçonnerie
- escalier isolé : escalier droit en maçonnerie
- escalier dans-oeuvre : escalier en équerre en maçonnerie
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
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Statut de la propriétépropriété de l'Etat, Ministère de la justice
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Archives nationales
- (c) Archives nationales
- (c) Archives nationales
- (c) Archives nationales
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- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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Documents d'archives
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Archives départementales de Saône-et-Loire, Mâcon : 5 Fi 270/1
Archives départementales de Saône-et-Loire : 5 Fi 270/1. Inventaire du patrimoine : palais de justice de Mâcon. s. d.
Bibliographie
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Reuchsel, Georges. L'ancien hôtel d'Igé à Mâcon. Hurigny : Imprimerie du Prado de Salornay, 1955.
Documents figurés
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Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine : F 21 1900, n°3053
Maison de Monsieur Igé dans laquelle on propose d'etablir les prisons et tribunaux de Macon. Plan. Dessin. 18 mars 1811.
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Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine : F 21-1900, n° 3053
Rez-de-chaussée de l'hôtel d'Igée à Mâcon. Plan. Dessin. 18 mars 1811.
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Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine : F 21-1900, n°3053
Premier étage de l'hôtel d'Igée à Mâcon. Plan. Dessin. 18 mars 1811.
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Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine : F 21-1900, n°3053
Combles de l'hôtel d'Igée à Mâcon. Plan. Dessin. 18 mars 1811.
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Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine : F 21-1900, n°3053
Élévation de la façade de l'hôtel d'Igée à Mâcon. Plan. Dessin. 18 mars 1811.
Chargé de recherche. Région Bourgogne-Franche-Comté, service Inventaire et Patrimoine. 2024-
Chargé de recherche. Région Bourgogne-Franche-Comté, service Inventaire et Patrimoine. 2024-