Dossier d’œuvre architecture IA89001144 | Réalisé par ; ;
Lallement Aurélie
Lallement Aurélie

Chargée de recherche au service Inventaire et Patrimoine - Région Bourgogne-Franche-Comté

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
;
Campion Jo-Ann (Contributeur)
Campion Jo-Ann

Campion, Jo-Ann. Chargée de recherche. Région Bourgogne-Franche-Comté, service Inventaire et Patrimoine. 2020-

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • enquête thématique régionale, patrimoine religieux du 20e siècle en Bourgogne-Franche-Comté
église paroissiale du Christ-Roi
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bourgogne
  • Commune Migennes
  • Lieu-dit
  • Adresse 3 avenue Marcelin Berthelot
  • Cadastre 2023 AE 419  ; 2023 AE 420  ; 2023 AE 338  ; 2023 AE 432
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Christ-Roi
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Parties constituantes non étudiées
    crypte, salle paroissiale, salle de spectacle

Le 29 juin 1925, l’abbé Magne lance un appel pour la construction d’une église, présentée comme un futur lieu de pèlerinage pour les cheminots et les voyageurs de la ligne de chemin de fer reliant Paris à Lyon. L’architecte migennois Gaston Fontaine est retenu pour mener à bien ce projet.  

La première pierre est posée le 16 août suivant sur une parcelle de terrain sur laquelle préexistent le presbytère, la chapelle de secours Notre-Dame de la voie et l’école libre. L’église, qui dans son projet initial devait être dédiée à la Vierge, se voit consacrée au Sacré-Cœur à l’instar de la célèbre église parisienne. Toutefois, en janvier 1926, le pape publie une encyclique décrétant la Royauté universelle du Christ et instituant une nouvelle fête au calendrier liturgique : l’église en chantier change une nouvelle fois de vocable pour être vouée au culte du Christ-Roi. Si les archives sont peu bavardes quant au chantier de construction, les cartes postales montrent néanmoins qu’il ne commence pas par le chœur mais par la façade antérieure, le clocher et les toutes premières travées. La structure porteuse est entièrement réalisée en béton : piliers, poteaux, sablières, poutres, etc. Les travaux sont confiés à l’entreprise E. Paquier sous la houlette de M. Chandon, chef de chantier.  Le 1er avril 1927, afin de stimuler la générosité des populations et de répondre à la demande de l’archevêque de Sens, Jean-Victor-Emile Chesnelong, le pape Pie XI accorde la bénédiction apostolique au chanoine Pierre-Joseph Magne et à tous ceux qui apporteront leur concours à la construction de l’église. Le 6 novembre 1927 a lieu la bénédiction de la crypte, du clocher et de la statue, œuvre monumentale du sculpteur avallonnais Pierre Vigoureux. Au printemps 1929, le clocher est doté de sa première cloche, suivie de peu de la seconde. La paroisse rencontre déjà des difficultés de financement. Néanmoins, l’édifice est bâti jusqu’au transept, puis l’escalier monumental desservant le parvis est construit. Il abrite une nouvelle crypte : la première crypte est alors transformée en salles paroissiales. En 1935, l’église demeure inachevée : l’abside du chœur et le couronnement du transept ne sont pas réalisés. Un sanctuaire temporaire est donc adossé au mur du transept. L’église est inaugurée le 27 octobre, en présence de monseigneur Feltin et l’abbé Lauret, qui remplace depuis un an l’abbé Magne. Dans les années 1960, un nouveau chœur est aménagé avec la réalisation d’un degré d’autel en maçonnerie et d’un mobilier adapté à la réforme liturgique de Vatican II.

A la fin des années 1930, un carnet de timbre est édité pour le financement des œuvres de la paroisse. Une petite présentation de la  « cité paroissiale » décrit l'étage de soubassement de l'église, composé d'une crypte, de deux salles de spectacle (une grande et une plus petite) et de cinq salles dédiées aux réunions et au catéchisme.  La crypte exceptée, l’ensemble de ces salles est aujourd’hui louée à une entreprise de brocante.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1925, porte la date
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Fontaine Gaston
      Fontaine Gaston

      Fontaine, Gaston (1878 - 1964). Architecte. Né et décédé à Migennes (89). Reçu premier au concours d'admission à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts (architecture), il participe à la fin de ses études à la construction de la Gare d'Orsay puis il seconde l'architecte René Binet pour l'étude et la construction des magasins du Printemps à Paris. Il épouse en 1906 Joséphine Gourmand. Il participe à la guerre 1914-1918 où il est blessé. A la fin de la guerre, il crée son propre cabinet d'architecte situé à Paris, 37 quai de la Tournelle. Il travaille sur de nombreux projets en France. À Migennes, il réalise l'église du Christ-Roi, une brasserie et transforme la villa Chantoiseau, ces deux derniers édifices se trouvant avenue de la Gare.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte signature

L'église paroissiale du Christ-Roi est située le long de l'avenue Marcellin Berthelot, face à la gare. Tournée vers le nord, l'église a un plan en T. Toutefois, son chevet plat laisse visible une structure qui devait prolonger l'église pour former une abside : le plan initialement prévu était donc en croix latine. La structure de l'église est en béton, le remplissage est fait de pans de béton ou de briques, avec parement en pierre. Le toit est à longs pans à pignons découverts, en tuiles plates, arborant dans la partie proche du faîtage un motif géométrique en tuiles jaunes vernissées. L'édifice est constitué d'un étage de soubassement et d'un rez-de-chaussée. Un grand escalier à deux volées dessert le parvis de l'église. La façade antérieure monumentale est dominée par un clocher en briques polychromes d'une soixantaine de mètres, lui-même orné d'une sculpture en béton représentant le Christ-Roi. Une voûte en cul-de-four est aménagée dans le centre de la façade. La porte d'entrée est surmontée d’un balcon, et d’une grande baie à rose. À l'intérieur de l’église, les murs et voûtes sont en brique rouge creuse, recouvertes d'enduit. La nef est constituée d'un vaisseau central et de deux bas-côtés et s'étend sur quatre travées. Le chœur situé à la croisée du transept et de la nef est constitué d'un degré d'autel recouvert de carreaux de grès cérame différents de ceux de la nef. Les traces de l'ancienne clôture de chœur sont visibles au sol. Les bras du transept sont séparés de la nef par une paroi en bois et des portes. Le bras droit abrite le confessionnal, la sacristie, un escalier desservant la tribune et un autre desservant l'étage de soubassement. Le bras gauche propose une symétrie visuelle avec le bras droit : une grande paroi en menuiserie dissimule l'accès à la tribune et une grande porte à deux battants constitue l'entrée secondaire de l'église. L'étage de soubassement se divise en plusieurs parties. Sous le grand escalier et se prolongeant sous la première travée, une crypte a été réalisée, avec un chœur en cul-de-four, devant lequel la sépulture de l'abbé Magne se matérialise au sol par un rectangle en carreaux de grès cérame marron, avec en son centre une croix. Une porte donne accès à une petite sacristie. Disposées de chaque côté du chœur, deux double-portes desservent deux salles. Celle de droite abrite des archives du diocèse : on peut voir au sol la première pierre de l'église.  Derrière le chœur de la crypte et les salles, une grande pièce de stockage occupe une travée. Elle est accessible côté ouest par une large porte coulissante. Les accès vers la crypte ont été rebouchés. Les troisième et quatrième travées sont occupées par l'ancienne salle de spectacle. Les boiseries entourant la scène et la rampe ont été maintenues, mais une bâche a été tendue afin de cacher le plateau. Un degré d'autel et un autel ont été installés devant. La cinquième travée correspondant à la croisée du transept est occupée par le cadre de scène et trois salles paroissiales, ainsi que l'escalier rejoignant la sacristie. Sur le plateau, une toile de projection et des bancs ont été installés.

  • Murs
    • béton
    • béton armé
    • pierre moellon
  • Toits
    tuile plate, brique en couverture
  • Plans
    plan en croix latine
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
  • Couvertures
    • flèche polygonale
    • toit à longs pans
    • pignon découvert
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour
  • Statut de la propriété
    propriété d'une association diocésaine

Bibliographie

  • Vincent, Alain ; Lenoir, Claude. L’église du Christ-Roi… Ou la nef inachevée. Migennes : Groupe de recherche sur l’histoire de Migennes. 1992.104p. : ill. en noir et en coul., sous jacq. Ill. : 31 cm.

  • Ribeill, Georges. PLM - City. Histoire d'une ville née du rail, Migennes. Du canal au TGV (XIXe - XXe siècle). Dixmont (89500) : G. Ribeill, 1999. 186 p. couv : ill. ; 24 cm.

    Bibliothèque universitaire, Dijon : Mag : 944.4/1220

Documents figurés

  • Cité paroissiale du Christ-Roi à Migennes (Yonne), (gare de Laroche). Son église, son presbytère, ses écoles, ses salles des fêtes, son terrain de jeux. Carnet de timbre / « International Express » - La Seyne-sur-Mer. [s.d.].

    Archives historiques du diocèse de Sens et d'Auxerre, Auxerre : non coté
  • Église du Christ-Roi à Migennes, Gare de Laroche (Yonne). Carte postale, héliogravure / s.n. ; [entre 1935 et 1941]. 14 x 9 cm.

    Archives historiques du diocèse de Sens et d'Auxerre, Auxerre : non coté
  • Migennes, église du Christ-Roi. Carte postale, héliogravure / [s.n.]. 1941 [date manuscrite]. 14 x 9 cm.

    Archives historiques du diocèse de Sens et d'Auxerre, Auxerre : non coté
  • Migennes - L'église du Christ-Roi (Noël 1927). Carte postale, par [s.n]. 1927. Éditeur : [s.n.], 1927.

    Archives départementales de l'Yonne, Auxerre : 2 FI 3690
  • Église du Christ-Roi Migennes-Laroche (Yonne). Carte postale, par Endrey, photo., Migennes. 2e quart du 20e siècle.

    Archives départementales de l'Yonne, Auxerre : 2 FI 3690
Date(s) d'enquête : 2011; Date(s) de rédaction : 2011, 2023
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Lallement Aurélie
Lallement Aurélie

Chargée de recherche au service Inventaire et Patrimoine - Région Bourgogne-Franche-Comté

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Campion Jo-Ann
Campion Jo-Ann

Campion, Jo-Ann. Chargée de recherche. Région Bourgogne-Franche-Comté, service Inventaire et Patrimoine. 2020-

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Articulation des dossiers
Dossier d’ensemble