Dossier d’œuvre architecture IA39000728 | Réalisé par
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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  • inventaire topographique
maison et usine de fournitures pour l'horlogerie puis de lunetterie Bauduret
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Morez
  • Hydrographies la Bienne
  • Commune Hauts de Bienne
  • Adresse 84 rue de la République
  • Cadastre 1822 SU 368  ; 1980 AE 32
  • Précisions anciennement commune de Morez
  • Dénominations
    maison, usine d'horlogerie, usine de lunetterie
  • Précision dénomination
    usine de fournitures pour l'horlogerie
  • Destinations
    café, magasin de commerce, immeuble
  • Parties constituantes non étudiées
    boutique, logement, bâtiment d'eau, atelier de fabrication, garage, bief de dérivation

Un premier établissement hydraulique voit le jour en 1677 lorsque deux frères Morel décident la création d'un canal. Adossé à la forge des héritiers de Jean-Joseph Morel-Fourier, il est vendu le 10 avril 1824 par le "martineur" Joseph-Emmanuel Bauduret et sa femme Marie-Anne Morel-Mottet au maître de forges Pierre-Claude Prost, qui fait valoir l'usine métallurgique située en amont (1 à 13 cour Paul Odobey). Bauduret est dit marteleur et domicilié à Syam lorsqu'il le lui rachète le 16 septembre 1843 (il est alors question d'une partie d'un cours d'eau et du droit d'exploiter un martinet). En 1846, Joseph-Emmanuel Bauduret, Morel-Fourier, Aimé-Honoré Grenier et une dame veuve Grenier née Louise Prost sont propriétaires à cet endroit d'une maréchalerie et d'un atelier d'horlogerie, équipés de deux roues hydrauliques en dessous. Le bâtiment est reconstruit (à la suite de l'arrêté préfectoral de maintien en activité de 1853 ?) en 1858 (date partiellement masquée sur le linteau de la porte d'entrée mais confirmée par le cadastre). Il est dédié à la fabrication de fournitures pour l'horlogerie puis abrite des ateliers de lunetterie dans un corps édifié au long de la Bienne avant 1899, peut-être par Jules Bauduret et François-Célestin Maire (qui a succédé à Honoré Grenier). Le moteur est une roue hydraulique verticale, utilisée jusqu'au début des années 1950, à laquelle un moteur électrique supplée si besoin. En 1934 y sont signalés le lunetier Julien Vinsard et l'épicerie tenue (de 1932 à 1949) par Joséphine Petit-Prost. Comptant sept personnes vers 1940, la lunetterie Vinsard passe au petit-fils de Julien, M Tonetti, puis ferme en 1952. Reprise par Félix Petit-Prost, elle est dissoute en 1954. Petit-Prost continue alors seul le travail à façon (montage des charnières de lunettes) pour la société Lamy Jeune Fils, établie rue Wladimir Gagneur. Il cesse son activité en 1990 et, depuis, les ateliers sont désaffectés (une partie du matériel y est toutefois conservée, notamment une presse à balancier du milieu du 19e siècle).

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
    • Principale : 2e moitié 19e siècle
  • Dates
    • 1858, porte la date

Les bâtiments ont des murs en moellons calcaires enduits et une couverture métallique. Ils comptent un étage de soubassement, deux étages carrés et un comble à surcroît. Coiffé par un toit à longs pans et pignons couverts, l'immeuble est organisé autour d'un couloir central conduisant à l'escalier dans oeuvre tournant à retours qui dessert les logements des étages. Au rez-de-chaussée, l'ancienne boutique à gauche du couloir correspondait à une mercerie remplacée ensuite par l'épicerie Petit-Prost, celle à droite a accueilli un café. L'atelier, protégé par un toit en appentis, est éclairé côté Bienne par des rangées de fenêtres jumelées aux trois premiers niveaux, de fenêtres lunetières au quatrième ; le côté rue est aveugle. Le garage dans son prolongement est en pan de bois, avec toit à longs pans et tuiles mécaniques. Les aménagements hydrauliques sont partiellement conservés : barrage au niveau de l'hôtel de ville, bief de dérivation (presque totalement couvert) et, à l'étage de soubassement de l'immeuble, une roue hydraulique verticale par dessous, métallique, de 3, 60 m de diamètre.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    métal en couverture
  • Étages
    étage de soubassement, 2 étages carrés, comble à surcroît
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour escalier en charpente
  • Énergies
    • énergie hydraulique produite sur place roue hydraulique verticale
    • énergie électrique achetée moteur électrique
  • Typologies
    baie multiple ; baie lunetière ; maion avec atelier
  • Statut de la propriété
    propriété privée

La présence d'un atelier (de lunetier ou d'horloger) est fréquemment signalée par des baies lunetières, de petit module et souvent à encadrement en bois, ou des baies multiples (multiplication de fenêtres d'un module courant).

Documents figurés

  • Morez - Grande-Rue, 1ère moitié 20e siècle. Collection particulière : Marc Forestier, Lajoux Carte postale, s.d. [1ère moitié 20e siècle, après 1903], Thévenin éd. à Morez.Carte postale, s.d. [1ère moitié 20e siècle, après 1903], Thévenin éd. à Morez.

    Collection particulière
Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2009
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Poupard Laurent
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Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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