Dossier d’œuvre architecture IA39001268 | Réalisé par
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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  • inventaire topographique
usine d'horlogerie Bailly-Comte, puis usine de lunetterie J.-B. Jacquemin et Cie puis Lançon
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Morez
  • Commune Hauts de Bienne
  • Adresse 20 rue de l' Industrie
  • Cadastre 1980 AE 172, 173
  • Précisions anciennement commune de Morez
  • Dénominations
    usine d'horlogerie, usine de lunetterie
  • Appellations
    Usine d'horlogerie Bailly-Comte, puis usine de lunetterie J.-B. Jacquemin et Cie puis Lançon
  • Destinations
    immeuble
  • Parties constituantes non étudiées
    logement, atelier de fabrication, pièce de stockage du combustible, mur de soutènement, jardin

L'usine est bâtie vers 1866 pour l'industriel horloger Émile Bailly-Comte, auparavant installé de l'autre côté de la Bienne. La société Bailly-Comte a été fondée à Morbier en 1804 par Jean-Emmanuel Bailly-Comte (1784-1856), fils d'horloger, qui a épousé le 23 novembre 1808 Marie-Constance Mayet, descendante de cette famille réputée avoir introduit l'horlogerie dans le Haut Jura. Jean-Emmanuel est un établisseur, faisant fabriquer horloges d'édifice et horloges comtoises et se chargeant de leur commercialisation. En 1836, il associe son fils Emile (1816-1879) à l'affaire, qui devient maison Bailly-Comte Père et Fils aîné et, pour disposer d'une source d'énergie, est transférée de Morbier à Morez, au 80 rue de la République. Au milieu de la décennie suivante, la société produit de 40 à 50 horloges d'édifices par an (dont elle modifie la disposition des modules à la fin de 1843, passant de l'horloge à cage verticale à l'horloge horizontale puis à mouvement triangulaire) mais aussi des horloges comtoises, pendules, tournebroches, etc. Emile s'investit beaucoup dans la création de l'école municipale d'horlogerie en petit, destinée à enseigner la fabrication des montres et attestée dans la maison commune de 1855 à 1861-1862, pour laquelle il créée en 1856 la société Émile Bailly-Comte et Cie (dissoute en 1863). A son décès en 1878, ses deux fils Emmanuel (Claude-Victor-Emmanuel) et Dionis (Désiré-Dionis) s'associent au sein de la maison Bailly-Comte Frères qui, avec 114 horloges d'édifice installées en 1885 et 1886, est l'une des plus importantes fabriques françaises. Un catalogue de 1880 signalait que l'entreprise avait fourni des horloges dans 60 villes suisses (neuf à Genève) et 150 villes françaises. Elle disparaît en 1888 et le site est acquis au milieu de la décennie suivante par la société lunetière J.-B. Jacquemin et Cie, réunissant Victor-Jean-Louis, Jean-Baptiste et Louis Jacquemin. Alors que Jean-Baptiste en est seul propriétaire, le bâtiment est partiellement incendié en 1903 et réparé ou reconstruit la même année. La maison Jacquemin édifie alors, vers 1905, une nouvelle usine aux 1 à 8 rue de l'industrie et cède celle d'origine au lunetier Jules Lançon (auparavant établi rue de la Poste), qui l'agrandit d'une remise à coke vers 1906. Le bâtiment a été converti en logements et une loggia à structure métallique a récemment été aménagée sur son mur pignon sud.

Installation d'une machine à vapeur de 2 ch en 1864.

30 ouvriers en 1857.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle , daté par source
  • Auteur(s)
    • Personnalité :
      Bailly-Comte Emile
      Bailly-Comte Emile

      Émile Bailly-Comte, industriel horloger. La société Bailly-Comte a été fondée à Morbier en 1804 par Jean-Emmanuel Bailly-Comte (1784-1856) , qui a épousé le 23 novembre 1808 Marie-Constance Mayet, descendante de cette famille réputée avoir introduit l'horlogerie dans le Haut Jura.

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      commanditaire attribution par travaux historiques
    • Personnalité :
      Jacquemin Jean-Baptiste
      Jacquemin Jean-Baptiste

      Jean-Baptiste Jacquemin, propriétaire de la société lunetière J.-B. Jacquemin et Cie, réunissant Victor-Jean-Louis, Jean-Baptiste et Louis Jacquemin, Morez (Jura). XIXe-XXe siècles.

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      propriétaire attribution par travaux historiques

Le bâtiment a des murs en moellons calcaires enduits, deux étages carrés desservis par un escalier dans oeuvre tournant et par un escalier extérieur droit récent (sur la façade postérieure). La toiture métallique est à longs pans et pignon couvert. Le premier étage était occupé par un ou plusieurs ateliers de fabrication, éclairé par de nombreuses fenêtres à l'encadrement soigné. L'extension dans l'angle sud-ouest (ancienne pièce de stockage du combustible ?) a un étage carré, coiffé d'une terrasse en béton.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    métal en couverture
  • Étages
    2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à longs pans
    • pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit escalier en maçonnerie
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • Buffard, François. L'horloge comtoise et ses horlogers. - Morez : Association Horlogerie comtoise, 2019. 160 p. : ill. ; 30 cm.

    p. 126-136 : ill.
Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2009
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Poupard Laurent
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Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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