La maison est connue comme étant une de plus vieilles de la commune (1633). À l'instar de nombreuses demeures datant des 16e et 17e siècles, elle est grande et flanquée d'une tourelle renfermant un escalier permettant d'accéder aux différents niveaux. Ce type de maison est parfois qualifié de "maisons-fortes" lorsque le propriétaire est un seigneur, ou de maison seigneuriale, terme sans doute abusif comme le souligne E. Affolter (Châteaux et vieilles demeures en Franche-Comté).
La maison est acquise en 1882 par la commune pour y loger l'instituteur. Le conseil municipal souhaite réorganiser et restaurer ses trois écoles, et fait appel à l'architecte Desgrange qui remet un premier projet en novembre 1882 ; il propose la construction d'un nouveau bâtiment dans la cour de la maison récemment acquise pour y établir l'école de filles. Ce bâtiment disposerait d'une salle pouvant accueillir 42 élèves, d'un préau couvert et d'une salle d'exercice. Cette nouvelle installation aurait pour avantage de transférer les garçons dans l'ancienne école des filles, tandis que la maison commune serait à usage de mairie uniquement. Le conseil municipal décide une modification du projet, en réduisant le volume du nouveau bâtiment pour l'école des filles, décision entérinée par délibération le 6 mai 1883. L'architecte prend en compte les modifications dans une nouvelle version du projet présentée au conseil municipal en juillet 1883. Les travaux commencent après validation par la préfecture. Le nouveau bâtiment en enfilade (préau et salle de classe) devait prendre appui sur la maison ; en réalité, il fut construit en face de la maison comme le montre les plans de l'instituteur en 1885. Autre changement par rapport au projet initial, il accueillit les garçons.
Actuellement, le conseil municipal réalise des travaux pour transférer la mairie dans les locaux de l'école.
Guillaume Gézolme, chercheur. Région Franche-Comté puis Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-