Dossier d’œuvre objet IM25005366 | Réalisé par
Poupard Laurent (Rédacteur)
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
mécanismes d'horloge (4 échappements L'Epée et leur porte-échappement)
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Dénominations
    mécanisme d'horloge
  • Appellations
    échappement à ancre, échappement à cylindre

Ces quatre échappements, chacun monté sur son porte-échappement, ont été réalisés au 20e siècle par la société Auguste L'Epée et Cie, de Sainte-Suzanne. Fondée en 1839 par Auguste L'Epée (1798-1875) pour fabriquer des boîtes à musique, celle-ci a élargi vers 1850 sa production aux porte-échappements pour réveils et pendules de voyage. Elle a mécanisé en 1909 (porte-échappements à cylindre) et 1911 (ceux à ancre) cette production, exportée ou vendue aux sociétés horlogères locales (Japy, Wittmer, Marti, etc.). Réalisant dans les années 1960 des porte-échappements synchronisés pour les sociétés Kienzle, Wener, Siemens, AEG, etc., elle disparaît en 1995-1996. Le module échappement - porte-échappement le plus ancien est celui à cylindre, qui semble fabriqué dans la première moitié du 20e siècle. Celui à queue de raquette droite peut dater du milieu du siècle, les deux autres sont de la deuxième moitié de ce siècle.

L'ensemble réunit quatre porte-échappements et leur échappement : le premier à cylindre, le deuxième à ancre de côté et queue de raquette droite, le troisième à queue de raquette coudée et le quatrième à platine en alliage et réglage de la marche diurne par secteur à crémaillère. Les trois premiers sont réalisés en laiton, acier spécial (spiral) et acier (pignon, raquette et vis) ; pour celui à cylindre, l'acier est également utilisé pour la roue de cylindre et le cylindre tandis que pour ceux à ancre, il sert pour l'ancre, la roue d'ancre et le balancier monométallique (à vis dans le cas du deuxième et du troisième). Le quatrième est en acier avec platine dans un alliage non ferreux. Si l'échappement à cylindre compte 4 rubis sertis, ceux à ancre en ont de 2 à 6 : le deuxième en a 6, le troisième 2 seulement et le quatrième 6 (dont 2 dans les systèmes antichoc de type Master-Shock). Les palettes des ancres sont également en rubis sauf celle du quatrième, qui est dans une matière incolore transparente. Si le réglage de la marche diurne des trois premiers s'effectue en bougeant la queue de raquette à la main, celle du dernier est plus précise : une molette permet de faire tourner une tige dont le filetage engrène avec la crémaillère d'un secteur solidaire de la raquette.

  • Catégories
    horlogerie, métrologie
  • Matériaux
    • laiton
    • acier
    • alliage spécial
    • matériau de synthèse
  • Précision dimensions

    Dimensions hors tout (en mm). Premier porte-échappement (à cylindre) : L = 33,7, la = 20,8, h = 18,4 (h sans le pignon = 8,6), d du balancier = 19,2. Deuxième : L = 63,7 (L platine = 45,4), la = 33,7, h = 19,1 (h sans le pignon = 10), d du balancier = 16. Troisième : L = 41,4, la = 29,6, h = 17,1 (h sans le pignon = 10,1), d du balancier = 17,7. Quatrième : L = 34, la = 29,3 (la platine = 21), h = 20 (h sans le pignon = 11,5), d du balancier = 18.

  • Inscriptions & marques
    • inscription technique, sur l'œuvre, gravé
    • graduations, sur l'œuvre, gravé
    • numéro de série, sur l'œuvre, gravé
    • logotype, sur l'œuvre, gravé (non identifié)
  • Précision inscriptions

    Inscriptions gravées. Trois premiers porte-échappements : indications nécessaires au mécanisme du réglage de la marche diurne (avance / retard) sur le pont du balancier : une graduation signalée par une flèche et les lettres superposées S R (slow et retard) à gauche de la raquette et F A (fast et avance) à droite. Deuxième : chiffres 2 et 4 au verso, chiffre 2 manuscrit gravé à la pointe dure. Troisième : FRENCH ESCAPT / 11 JEWELS sur la platine au recto ; au verso (manuscrit gravé à la pointe dure) : ELL ENCOCHE. 11 p / Raquette coudée. Quatrième : graduation et signes + et - sur le pont de balancier ; au verso : logotype (?, lettre U dans l'angle supérieur gauche d'un carré et E dans l'angle inférieur droit) et numéro de série : 834250.

  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
  • Lenôtre Jean, ancien élève de l'Ecole nationale d'Horlogerie de Besançon et administrateur de l'Afaha. Courcelles-lès-Montbéliard

    Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon
    24 novembre 2016

Bibliographie

  • Lenôtre, Jean. La fabrique L'Epée : 1839-1975. In : Horlogerie ancienne, juin 2009, n° 65, p. 41-61.

  • Lenôtre, Jean. Avant Peugeot, l'industrie horlogère dans le Pays de Montbéliard. In : L'horlogerie, fille du temps : actes du cycle de conférences dans le massif du Jura, septembre 2016-juin 2017. - Besançon : Association française des amateurs d'horlogerie ancienne, 2017, p. 57-66 : ill.

    p. 61-62 : ill.
Date(s) d'enquête : 2017; Date(s) de rédaction : 2017
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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