Dossier d’œuvre architecture IA21004026 | Réalisé par
Hugonnet-Berger Claudine
Hugonnet-Berger Claudine

Hugonnet-Berger, Claudine. Chercheur au service de l'Inventaire de Bourgogne.

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Morelière Alain
Morelière Alain

Morelière, Alain. Dessinateur-cartographe au Service de l'inventaire de Bourgogne.

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GRAHAL (1988 - )
GRAHAL

GRAHAL (Groupe de Recherche Art Histoire Architecture Littérature). Société centrée sur la recherche historique appliquée, fondée en 1988 par Michel Borjon, historien de l’art et de l’architecture. Sarl puis SAS en 2019.

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Potier Nicolas
Potier Nicolas

Nicolas Potier, chargé de recherche. Région Bourgogne-Franche-Comté, service Inventaire et Patrimoine.

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Poupard Laurent (Contributeur)
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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  • enquête thématique régionale, architecture du 20e siècle
  • pré-inventaire
  • enquête thématique régionale, salles de spectacle de Bourgogne-Franche-Comté
salle de concert dite l'Auditorium
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bourgogne - Dijon
  • Commune Dijon
  • Adresse 11 boulevard de Verdun
  • Cadastre 2008 BL 66, 193, 210
  • Dénominations
    salle de concert
  • Appellations
    l'Auditorium
  • Parties constituantes non étudiées
    conciergerie

Le milieu théâtral dijonnais est particulièrement dynamique à partir des années 1970 avec l’ouverture de nouvelles salles, indépendantes ou intégrées à diverses structures : centre culturel Mansart (1967), centre d’art et de loisirs de la Fontaine d’Ouche (1973), Parvis Saint-Jean (dans l’ancienne église Saint-Jean qui accueille en 1974 le Centre dramatique national de Bourgogne), centre culturel l’Atheneum (1983), Bistrot de la Scène (1987, petite salle privée), les Feuillants (1993, dans l’ancien cinéma Familia transformé en théâtre municipal), les Grésilles (1999, dans la mairie de quartier). La rénovation du théâtre, réouvert à la fin de 1970, s’inscrit dans cette dynamique mais l’établissement n’est pas adapté aux grandes formes symphoniques.

 

La genèse du projet

Fort de ce constat, Michel Grivelet, chargé des affaires culturelles par le nouveau maire Robert Poujade, appelle de ses vœux en 1974 la création d’un auditorium de 1 200 places, salle polyvalente adossée à un futur conservatoire national de région. Si l’état des finances conduit en 1976 la municipalité à en différer la construction, le conservatoire est, lui, inauguré le 7 janvier 1983. Il s’inscrit dans un vaste plan de réaménagement du quartier Clemenceau-Boudronnée, choisi pour accueillir des immeubles de bureaux, un grand centre commercial et près de 1 600 logements. L’opération, basée sur un plan d’urbanisme de 1964 « dédensifié » par la suite, est réalisée de 1969 à 1989, à un niveau plus modeste : 12 500 m2 de plancher de bureaux (40 000 m2 envisagés à l’origine), 17 000 m2 de surfaces commerciales (40 000 initialement) et 873 logements. Une nouvelle tranche est prévue pour la partie située au-delà du boulevard de la Marne et de la place Jean Bouhey, dans une zone où Roger-Martin Barade a construit en 1956 le parc des expositions. Outre la rénovation du parc, le projet comprend la création d’un grand parking, d’un centre d’affaires, d’un hôtel d’une centaine de chambres et d’un « auditorium de 1 500 à 1 800 places destiné en priorité à la culture et notamment à la musique ». Ces différentes composantes partageront « un espace "servant" clos et couvert, à la fois carrefour et cœur fonctionnel du complexe, lieu commun d’accès, de services, de rencontres et d’animations ». Cette rue, couverte d’une verrière et accompagnée de commerces et d’espaces de restauration, doit distribuer les bâtiments, notamment la salle de spectacle qui sera implantée sur la place du 27e Régiment d’Infanterie, de l’autre côté du boulevard de Champagne.  

Convaincus que l’auditorium donnera à la ville « une image culturelle forte », Robert Poujade et son conseil municipal réservent le 21 novembre 1988 un million de francs sur le budget 1989 pour entreprendre les études préalables. Réélu l’année suivante, le maire poursuit son projet et un concours international d’architectes est lancé en juillet 1990. Cinq des 105 candidatures sont retenues le 25 octobre : Bougeault-Walgenwitz (France) - représentants dijonnais de la société Arquitectonica (USA) -, Jourda-Perraudin (France), Morley (Angleterre), Takamatsu (Japon) et Vasconi (France). Ces équipes rendent en avril 1991 esquisses et maquettes de l’établissement, montrant son intégration dans le futur quartier. Dans le projet présenté par Dominique Bougeault et Pierre Walgenwitz, un « bâtiment-socle » supporte un « bâtiment-pont » en forme de virgule (piano à queue stylisé, queue de comète, palette de peintre… les qualificatifs ne manqueront pas), qui enjambe le boulevard pour joindre l’espace servant. L’équipe de Françoise Hélène Jourda et Gilles Perraudin imagine un établissement en forme de pyramide, « sculpture de pierre d’où émergent parfois les volumes des grands espaces taillés dans la matière ». David Morley dessine un édifice, scandé de tours carrées ou de pylônes, passant au-dessus du boulevard. Même disposition générale pour Shin Takamatsu, où un parvis en hauteur permet de franchir la voie pour accéder au bâtiment, largement vitré à l’avant. L’auditorium de Claude Vasconi est une construction échancrée en forme de coin.  

Le projet d’Arquitectonica

 C’est Arquitectonica qui est retenue le 27 mai 1991. Basée à Miami, cette agence a été fondée en 1977 par le couple Bernardo Fort-Brescia (né en 1951) et Laurinda Spear (née en 1950). Son plan directeur du quartier est adopté et bien que l’espace servant ne soit pas réalisé, elle se charge de la rénovation des halles du parc des expositions et de la restructuration du palais des congrès qui, augmenté d’une salle de 600 places, accueillera ses premiers congressistes en novembre 1996 (la cité des affaires verra le jour vingt ans plus tard, sous la houlette du cabinet Nourrissat-Le Saulnier).  

Pour l’auditorium, l’agence constitue une équipe comprenant, outre les architectes Bougeault et Walgenwitz, les sociétés Artec Consultants Inc. (New York) pour l’acoustique et la scénographie, Séchaud et Bossuyt (Montreuil-sous-Bois) pour l’ingénierie, Soderec - Société d’Etudes et de Réalisations pour les Equipements collectifs - (Paris) pour l’assistance à la maîtrise d’ouvrage... Les études préalables révèlent diverses contraintes, telle la présence d’une nappe d’eau souterraine étendue qui empêchera de creuser profondément et nécessitera la création d’un radier en béton épais d’un mètre. L’avant-projet sommaire puis l’avant-projet définitif en tiennent compte, d’où une augmentation du coût global. Pour rester dans l’enveloppe initiale (335 millions F HT, dont 80 seront apportés en 1994 par l’Etat), le programme est simplifié et c’est ainsi que disparaît l’espace de répétition de l’angle nord-est qui devait doubler la scène, permettant sans bloquer la salle de mettre au point les décors et de répéter dans les conditions mêmes du spectacle final. Sa construction ultérieure est envisagée, accès et réseaux étant prévus. L’équipe est remaniée par Arquitectonica avec l’arrivée de l’architecte américain Dean B. Lewis, qui dirige son bureau européen, et du Français Richard Martinet, représentant parisien de l’agence. La durée des études ayant conduit à un glissement du calendrier, le chantier débute le 30 août 1995 alors que l’achèvement du bâtiment était initialement prévu cette année-là. Si le gros œuvre est réalisé par un groupement de cinq sociétés, plus d’une centaine d’entreprises et de 200 ouvriers vont travailler à cette réalisation hors normes, que les documents édités à la fin des travaux traduisent fièrement en chiffres : 50 000 tonnes de béton (20 000 m3) ; 200 m de long de pointe à pointe ; une charpente métallique de 35 m de portée pour le bâtiment-pont, avec des poutres atteignant 1,60 m de haut et reposant sur sept poteaux en béton armé de section elliptique ; 15 000 m2 de surface totale pour une surface au sol de 8 400 m2 ; une quarantaine de mètres de haut, dont une dizaine sous le niveau du sol, etc.  

Les dessertes du bâtiment sont assurées par des ascenseurs, des escaliers et des escalators, dans une ambiance assez aéroportuaire. L’accueil du public se fait dans le bâtiment-pont (à + 12,60 m), dans un espace abondamment vitré (foyer haut) dont le centre est occupé par un puits de lumière en ellipse, à la verticale du boulevard. De là, les spectateurs accèdent directement au grand salon et à la salle, qui a également des entrées aux niveaux + 1,20 m (où se trouvent les foyers bas et le bar), + 8 m (premier balcon) et + 16 m (deuxième balcon). La salle est structurée avec un parterre, deux balcons en fond et deux autres latéraux, joliment désignés par Arquitectonica sous l’appellation « Weinberg » (vignoble). Sa profondeur varie de 34 à 41 m (pour une largeur maximale de 35 m), sa jauge totale de 1 465 à 1 611 places (dont 550 aux balcons). La scène centrale est prolongée au lointain par une arrière-scène et côté cour par une scène latérale. Ces trois espaces, qui peuvent être isolés les uns des autres par des murs acoustiques, occupent environ 1 000 m2 en incluant le proscenium. Porté par un dessous, le plateau est profond de 27 à 35 m (17 à 25 m pour la scène - suivant la configuration de la fosse d’orchestre - plus 10 m d’arrière-scène) pour une hauteur sous gril de 28 m. Les installations comportent également un quai de réception des décors pouvant accueillir trois camions, quatorze loges, un studio de répétition avec parquet de danse et miroirs, etc.

 

La recherche de l’excellence

L’exigence d’Arquitectonica est visible dans son souci du détail : ainsi, par exemple, le calepinage du revêtement extérieur en pierre de Chassagne flammée est prévu au millimètre près. L’agence cherche les meilleures solutions techniques pour l’exploitation mais aussi pour la maintenance (distributions et espace sont largement dimensionnés, les passages de câbles prévus, etc.). L’auditorium devant pouvoir accueillir conférences, ballets, opéras et concerts (symphoniques aussi bien que de jazz ou de musique de chambre), la fosse d’orchestre (120 musiciens) peut au besoin être supprimée, laissant la place à un proscenium plus grand ou à des rangées de fauteuils supplémentaires. Elle est donc composée de deux plateaux en forme de lunule, dont la hauteur varie du niveau + 1,20 m (celui de la scène) aux niveaux 0 m (salle), - 2,20 m (entrée des musiciens) et - 5,60 m (espace de stockage des fauteuils). La proximité de la nappe phréatique empêchant la mise en place de vérins hydrauliques, c’est le système Spiralift inventé par l’ingénieur canadien Pierre Laforest qui est utilisé : les huit colonnes supportant chacun des plateaux se développent au fur et à mesure de l’enroulement de deux bandes métalliques. L’esthétique n’est pas oubliée, qui associe des matériaux nobles : marbre rouge d’Alicante et granit de Colombie, bois exotique clair (aniégré) ou foncé (makoré), etc.  

L’établissement se distingue avant tout par la qualité de son acoustique, due à la société Artec Consultants, de New York. Fondée en 1970 par Russell Johnson et auteur du Symphony Hall de Birmingham (visité par les élus dijonnais), celle-ci a fait appel aux français Bruno Suner pour le son et Michèle Kergosien pour la scénographie. Artec a travaillé sur l’isolement sonore en désolidarisant la salle du reste du bâtiment (double enveloppe avec habillage extérieur par des panneaux de bois perforés, sas, plots anti-vibrations, etc.) et en la séparant de la scène pour former deux blocs indépendants. Entrent aussi en ligne de compte la forme des balcons, le profil et le revêtement des parois latérales (non parallèles) où des facettes habillées de bois déroulé collé en éventail évitent le phénomène d’écho, le traitement du plafond (staff), l’installation de réflecteurs dans la salle et de onze tours mobiles (formant une « conque » acoustique modulable) sur la scène (munie d’un plafond rétractable), l’utilisation de tentures mobiles destinées à régler le temps de réverbération, etc. La société a aussi dessiné un modèle de fauteuil intégrant dans sa base un système de ventilation relié à un plénum, dans lequel l’air se détend. Les sièges ont été prévus en deux largeurs (le décalage favorisant une meilleure visibilité), avec un dossier alternativement concave ou droit.  

Le bâtiment est inauguré le 20 juin 1998 et il accueille son premier concert le 20 novembre. Ses qualités sonores, témoignant du soin apporté à ce domaine, valent, selon le magazine Classica, à la salle de figurer fin 2010 parmi les 22 plus belles salles du monde pour son acoustique « live » (non rectifiée). L’établissement est rebaptisé Auditorium Robert-Poujade le 23 juin 2021 et labellisé Architecture contemporaine remarquable le 19 octobre 2022.   

 

Duo-Dijon

Lorsque l’Auditorium ouvre fin 1998, son premier directeur Jean-Claude Wambst le positionne par rapport au Grand Théâtre, dont la saison lyrique comporte six à huit productions par an, qu’il évoque ainsi : « c’est une véritable maison d’opéra, avec son orchestre, son chœur, son ballet, ses techniciens ». Il souhaite donc dans un premier temps consacrer le nouvel établissement à la musique et à la danse, prévoyant d’y accueillir les grandes compagnies et ses partenaires (Ensemble baroque de Limoges, Collegium Vocale de Gand et Orchestre national de Lyon par exemple). L’auditorium assurera aussi des résidences d’artistes et produira (ou coproduira) une partie des spectacles.  

Après quelques années de fonctionnement, la gestion du Grand Théâtre et de l’Auditorium doit être harmonisée. C’est la mission que le nouveau maire, François Rebsamen, confie en 2001 à Claude Meiller. Duo-Dijon est ainsi créé en 2002 afin de coordonner l’action des deux structures et de mutualiser leur fonctionnement, supervisant notamment la gestion des locaux (théâtre, auditorium, atelier des décors et costumes et magasin de décors avenue de Marbotte). De nouvelles modifications interviennent au cours de la décennie, avec la suppression en 2007 du corps de ballet (onze personnes) et la transformation deux ans plus tard de l’orchestre (44 musiciens) en structure indépendante : l’Orchestre Dijon Bourgogne ; seul le chœur est conservé. La nouvelle entité prend en 2009 le nom d’Opéra de Dijon et elle sera le 25 octobre 2017 le premier opéra reconnu Théâtre lyrique d’Intérêt national par le ministère de la Culture.

La construction de l'auditorium, souhaitée par le maire Robert Poujade, est incluse dans un vaste projet de remodelage du quartier Clemenceau-Boudronnée, comprenant également la restructuration du palais des congrès et la construction d'une cité des affaires. Les premières études sont engagées par la municipalité en 1988. Un concours international d'architecture est organisé, mettant en concurrence les agences David Morley (Angleterre), Takamatsu (Japon), Arquitectonica (USA), Jourda-Perraudin (France) et Claude Vasconi (France). Déjà à l'oeuvre pour la rénovation du quartier, la société Arquitectonica, basée à Miami, est retenue le 27 mai 1991. Fondée en 1977 par Bernardo Fort-Brescia et Laurinda Spear, elle dispose d'une agence à Paris. Elle s'adjoint, entre autres intervenants, les compétences des architectes Dominique Bougeault et Pierre Walgenwitz (2 avenue Kellermann à Dijon), de Richard Martinet (22 rue Liancourt à Paris), et des sociétés Artec Consultants Inc. (New York) pour l'acoustique et la scénographie, Séchaud et Bossuyt (Montreuil-sous-Bois) pour l'ingénierie... Le chantier débute le 30 août 1995 et le gros œuvre est réalisé par la société Eiffage Construction. Des problèmes liés aux fondations générant d’importants surcoûts, le projet doit être simplifié, avec suppression de la salle de répétition et d'une petite salle de concert de 300 places (des réflexions sont en cours en 2021 pour les réaliser en réaménageant des espace existants). Le bâtiment est inauguré le 20 juin 1998 et la réception des travaux a lieu à la fin septembre de la même année. Le premier concert, le 20 novembre 1998, et les suivants mettent en évidence ses qualités d'acoustique, témoignant du soin apporté à ce domaine lors des études et de la réalisation. En 2002, l'Auditorium se rapproche du théâtre municipal pour former avec lui Duo Dijon, structure produisant concerts, opéras et spectacles de danse. Renommée Opéra de Dijon en 2008 puis labellisée Théâtre lyrique d'intérêt national en 2017, cette structure emploie une centaine de personnes (dont 24 au sein du choeur).

L'auditorium se compose de deux corps de bâtiment triangulaires superposés. Celui du dessus, à façades courbes, est censé évoquer la forme d'un piano à queue (dont les étroites fenêtres verticales du corps inférieur rappellent les touches). Enjambant le boulevard de Champagne, il sert à l'entrée du public : l'accès se fait par un hall d'accueil à larges parois vitrées, traversé par un puits de lumière elliptique et desservi par un escalier extérieur en vis, un escalier mécanique et un ascenseur (le même type de dessertes se retrouve à l'intérieur). Le foyer est réparti sur deux niveaux principaux et l'entrée dans la salle s'effectue sur quatre niveaux, repérés par leur cote altimétrique (1,20 m pour le parterre, 8 m pour le premier balcon, 12,60 m pour les balcons latéraux et le foyer haut, 16 m pour le deuxième balcon). D'une capacité de 1 600 places, la salle comprend un parterre, deux balcons et des balcons latéraux. La scène a des dimensions imposantes : 18 m d'ouverture au cadre, 18 m de profondeur et 28 m sous gril. La recherche de la meilleure acoustique possible a conduit à isoler par une coupure verticale la salle et la scène des espaces techniques situés à l'arrière, à installer sur les côtés de la salle de gros réflecteurs acoustiques sur lesquels peuvent se déployer des velums, à intégrer la ventilation dans les fauteuils (dont le haut des dossiers est alternativement courbe et plat), à utiliser des formes et des revêtements adaptés, etc. La fosse d'orchestre est à hauteur variable pour s'adapter au type de musique joué. Les façades en béton sont recouvertes de pierre de Chassagne, les murs des foyers de bois exotiques et les sols de granit et de marbre rouge. Les toits sont à longs pans et en acier ou en terrasse en béton.

  • Murs
    • béton plaquis
    • acier
    • verre
  • Toits
    béton en couverture, acier en couverture
  • Étages
    3 étages de sous-sol, 5 étages carrés
  • Couvrements
    • charpente métallique apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • terrasse
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier en vis sans jour
    • escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours
  • Autres organes de circulation
    escalier mécanique, ascenseur
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Bâtiment qui marque en profondeur l'espace public par sa monumentalité et par son volume général qui s'inscrit dans une composition courbe ceinturant le quartier.

Documents d'archives

  • Archives de l'Auditorium, Dijon : boîtes contenant les archives de la construction, une maquette. 4e quart 20e siècle.

    Archives de l'Auditorium, Dijon
    Non consulté.
  • Auditorium, parc des expositions et des congrès, cité des affaires. Conférence de presse du mardi 28 mai 1991. S.l. [Dijon] : s.n. [Ville de Dijon], 1991. [106 p.] : ill. ; 30 cm.

    Archives de l'Auditorium, Dijon : Non coté
  • Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon. La construction de l'Auditorium de Dijon. Témoignage oral de Gérard Gombert, ingénieur de la ville de Dijon, responsable des travaux de l'auditorium puis du musée des Beaux-Arts. Recueilli à Dijon. 17 mars 2026.

    Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon

Bibliographie

  • Auditorium de Dijon. S.l. [Dijon], s.n. [Auditorium de Dijon], 1999. [16 p.] : ill. ; 30 cm.

    Bibliothèque municipale, Dijon
  • L'auditorium de Dijon, côté cour, côté jardin. Dijon notre ville, n° 126, nov.-déc. 1998, p. 22-27 : ill.

  • Auditorium de Dijon : dossier de presse. S.l. [Dijon] : s.n. [Auditorium de Dijon], 2000. [16 f.] : ill. ; 30 cm.

    Bibliothèque municipale, Dijon
  • BAZIN, Jean-François. Le tout Dijon. Dijon : Éditions Cléa, 2003. 966 p. : ill. ; 23 cm.

    P. 48-49 : ill.
  • Becquart, Charlotte. L'Auditorium, une véritable pièce maîtresse de Dijon. Le Bien public [en ligne], 31 juillet 2013, ill. [consultation du 31 mai 2021]. Accès internet : https://www.bienpublic.com/grand-dijon/2013/07/31/l-auditorium-une-veritable-piece-maitresse-de-la-ville

  • CAUE de Saône-et-Loire. Guide d'architecture en Bourgogne, 1893-2007. Paris : Picard, 2008. 399 p. : ill. ; 25 cm.

    P. 160.
  • Dijon a son auditorium. Paris : Le Monde de la Musique, 1998. 14 p. : ill. ; 30 cm. Supplément au Monde de la Musique, n° 226, novembre 1998.

  • Finne, Louis. Le maire, la muse et l'architecte. Paris : L'Harmattan, 2004. 301 p. : ill. ; 24 cm.

  • Marquès, Charles. Le XXe siècle à l'hôtel de ville de Dijon. Précis-sous-Thil : Ed. de l'Armançon. 2006. 316 p. : ill. ; 24 cm.

    P. 239-240, 250, 252, 254, 284, 294.
  • Pierrat, Jean-Philippe. Arquitectonica : des Américains à Dijon. Les Echos [en ligne], 20 avril 1995 [consultation du 31 mai 2021]. Accès internet : https://www.lesechos.fr/1995/04/arquitectonica-des-americains-a-dijon-855926

  • Roy, Jean-Louis. L'auditorium de Dijon : bientôt vingt ans. Paris : L'Harmattan, 2015. 255 p. : ill. ; 24 cm.

  • Roy, Jean-Louis. L'Auditorium fête ses 20 ans. BingBang, n° 74, printemps-été 2018, ill. [consultation du 31 mai 2021]. Accès internet : http://www.bing-bang-mag.com/L-Auditorium-fete-ses-20-ans.html

Documents figurés

  • Campagne photographique couvrant la construction de l'Auditorium. S.n. 1995-1998.

    Archives de l'Opéra de Dijon, Dijon : Non coté

Documents multimédia

  • Donnaes, Philippe. Formes et matériaux au service de l'acoustique. Le Moniteur [en ligne], 21 février 1997 [consultation du 31 mars 2026]. Accès internet : https://www.lemoniteur.fr/article/formes-et-materiaux-au-service-de-l-acoustique.6774

  • Eusebius. L'Auditorium de Dijon, bientôt 20 ans... ou la demi-victoire teintée d'amertume d'un passionné de musique. La Gazette Musicale [en ligne]. 10 février 2016 [consultation du 31 mars 2026]. Accès internet : https://www.musicologie.org/16/l_auditorium_de_dijon_bientot_20_ans.html

  • Perruchot, Christiane. Acoustique optimale pour un auditorium. Le Moniteur [en ligne], 8 mai 1998 [consultation du 31 mars 2026]. Accès internet : https://www.lemoniteur.fr/article/acoustique-optimale-pour-un-auditorium.124039

Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2000, 2010, 2021
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
(c) Grand Dijon
Hugonnet-Berger Claudine
Hugonnet-Berger Claudine

Hugonnet-Berger, Claudine. Chercheur au service de l'Inventaire de Bourgogne.

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Morelière Alain
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Morelière, Alain. Dessinateur-cartographe au Service de l'inventaire de Bourgogne.

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GRAHAL (1988 - )
GRAHAL

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Poupard Laurent
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Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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