Sonia Dourlot, photographe. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-2020
- patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Pays horloger (le) - Morteau
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Commune
Villers-le-Lac
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Adresse
6 rue du Maréchal Foch
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Cadastre
2016
AC
491
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Dénominationsmaison, usine d'horlogerie
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Précision dénominationusine de montres
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Appellationsusine Ephrem Lambert, usine Lambert Frères, usine Hubert Lambert et Fils, usine Montres Lov
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Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bureau, logement, stationnement
Ephrem Lambert (1858-1934), dit tailleur sur la matrice cadastrale, fait construire en 1893 (date portée) une maison, à laquelle il ajoute au nord vers 1905 une aile abritant un atelier. En 1906, il fabrique "avec ses fils et un personnel choisi" des montres extra-plates sous la marque Opéra (il obtient cette année-là une médaille d'or à Paris). Lorsque le site est une nouvelle fois agrandi, vers 1913, Ephrem se dit spécialiste des montres à échappement à ancre extra-plates, plates et de hauteur normale, d'un calibre de 16 à 24 lignes. En 1919 est fondée la société en nom collectif Lambert Frères, dédiée à la fabrication et la vente de montres, qui réunit ses fils Hubert (1885-1948) et Elie (1886-1931). Les bâtiments passent vers 1930 à Hubert, marié en 1920 avec Annette Bernard-Granächer (soeur de Charles Bernard-Granächer, lui-même horloger établi au n° 10 de la rue). Hubert crée la Sarl Hubert Lambert et Fils Montres Lov (au capital de 600 000 F), dépositaire de la marque Lov (acronyme de Lac-ou-Villers, nom de la commune avant 1948). La société s'étend en ajoutant vers 1947 à l'arrière de la maison (est) un atelier sur deux niveaux où travailleront 40 à 45 personnes. Au décès d'Hubert, elle est reprise par ses fils : Bernard (1921-1990), qui s'occupe du commercial, et Daniel (1923-1959), en charge de la fabrication, bientôt rejoints par Ephrem (1929-1965). Elle achète 13 900 ébauches françaises en 1950, 19 670 en 1951 (8 600 des Ets Virgile Cupillard et 2 150 des Ets Parrenin à Villers-le-Lac, 2 720 des Ets Joseph Jeambrun de Maîche et 6 200 des Ets Femga d'Annemasse), 18 470 en 1952 (9 050 VC, 5 010 HP, 2 700 JJ, 1 510 Femga et 200 de l'Horlogerie de Savoie), 17 910 en 1953 (6 300 VC, 1 900 HP, 8 600 JJ, 510 Femga, 600 HS). Occupant 50 à 60 personnes à cette époque, elle est classée dans la catégorie de 50 à 99 salariés en 1965 lorsque Bernard reste seul à sa tête. C'est en 1972 une SA au capital de 252 000F.
Les prémisses de l'arrivée du quartz et la nécessité de se développer la conduisent à s'associer en 1969 avec la SA Anguenot Frères (montres Herma), établie au 5 rue Pierre Berçot, pour créer le groupe Finhor. Ce dernier se compose alors d'une société de fabrication la Sodexhor (Société d'Exploitation horlogère, Sarl au capital de 850 000 F), qui conserve le bâtiment, et de trois sociétés commerciales auxquelles elle vend sa production (5 à 600 000 montres uniquement équipées de mouvements France Ebauches) : Anguenot Frères (plutôt spécialisée dans l'exportation et qui va s'établir rue du Stade), Herma (qui s'installe dans l'ancienne usine Virgile Cupillard, 2 place Maxime Cupillard) et Lov (plutôt chargée du service après-vente, maintenue dans son site). Dans la foulée, la société Empain-Schneider devient actionnaire (non majoritaire) du groupe via sa filiale Jaz. Le 27 juillet 1978, Finhor (SA au capital de 6 060 000 F) et Cupillard-Rième, de Morteau, fusionnent au sein du groupe Framelec (France Montre Electronique). Forte d'un effectif total de 1 700 personnes (réparties entre Morteau, Villers-le-Lac et Wintzenheim dans le Haut-Rhin) et d'une capacité de production annuelle de 2 millions de montres, Framelec fait construire à Morteau en 1978-1979 une nouvelle usine, qui abritera son siège social puis les activités de fabrication. Elle est intégrée dans le groupe Matra-Horlogerie, qui se constitue en 1981 (lorsqu'Empain-Schneider est remplacé par Matra) autour de Jaz, Bayard, Yema et ses filiales Blind et Sormel à Besançon. En 1987, Matra-Horlogerie cède la place à la Compagnie générale horlogère (filiale du Japonais Hattori-Seiko), SA (au capital de 112 041 767 F en 1988) dont le siège social se trouve au 33 avenue de la République à Paris. La CGH revend le site de la rue Foch, désaffecté, à Bernard Lambert qui y a son logement. Depuis, le site n'abrite ensuite plus d'activité productive.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle , porte la date, daté par source
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
- Secondaire : 2e quart 20e siècle , daté par source, daté par tradition orale
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Dates
- 1893, porte la date, daté par source
La maison, qui a des murs en moellons calcaires enduits, compte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage en surcroît, desservis par un escalier dans-oeuvre et par un escalier extérieur droit donnant accès au soubassement. L'atelier d'origine, en rez-de-chaussée au nord, semble avoir des murs en briques silico-calcaires partiellement enduites tandis que l'extension du milieu du 20e siècle, sur deux niveaux à l'est, semble elle bâtie en béton. Chacun coiffé d'un toit à longs pans, pignons couverts et tuiles mécaniques, les deux premiers ont des fenêtres horlogères et des fenêtres multiples (en arc segmentaire pour l'atelier) ; sommé par une terrasse en béton, le dernier est éclairé par des fenêtres d'atelier.
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Murs
- calcaire moellon enduit
- brique silico-calcaire enduit partiel
- béton enduit (incertitude)
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Toitstuile mécanique, béton en couverture
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Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage en surcroît
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
- terrasse
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre
- escalier de distribution extérieur : escalier droit escalier en maçonnerie
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Énergies
- énergie électrique achetée
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Typologiesbaie horlogère ; baie multiple ; baie d'atelier
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État de conservationétablissement industriel désaffecté
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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- (c) Charles Simon
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon
Lambert Jean-Pierre, descendant d'une famille d'horlogers, Villers-le-Lac
24 février 2016
Documents d'archives
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Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 628
3 P 628 Cadastre de la commune de Villers-le-Lac, 1817-1973
- 3 P 628 : Atlas parcellaire (18 feuilles), dessin (plume, lavis), par les géomètres du cadastre Vial et Girardier, 1817
- 3 P 628/1-2 : Registre des états de sections (1817 ?)
- 3 P 628/3-4 : Matrices cadastrales des propriétés bâties et non bâties, 1822-1910
- 3 P 628/5 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1882-1910
- 3 P 628/10-12 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1911-1973
Matrices cadastrales des propriétés bâties, 1882-1910 (3 P 628/5) et 1911-1973 (3 P 628/10-12) -
Archives départementales du Doubs, Besançon : 50 J 31
Archives départementales du Doubs : 50 J 31 Syndicat de fabricants d'horlogerie de Besançon. Correspondance avec les fabricants, 1948-1963.
Dossier Ets Hubert Lambert et Fils, à Villers-le-Lac (1952-1956) -
Archives départementales du Doubs, Besançon : 4 U 17/258
4 U 17/258 Justice de paix de Morteau. Sociétés constituées, modifiées ou dissoutes de 1920 à 1955.
Non consulté -
Musée de l’Horlogerie, Morteau
Publicité pour les montres Lov, 1947. Extraite de : Les ébauches françaises (les calibres français) / Documentation réunie par : Christian Johanet. - Paris : Revue française des Bijoutiers Horlogers, Pierre Johanet, s.d. [1947], p. 97 : ill.
Bibliographie
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Briselance, Claude-Gilbert. L’horlogerie dans le val de Morteau au 19e siècle (1789-1914). - 1993. 2 vol., XXXII-398 - III-420 f. : ill. ; 30 cm. Mém. maîtrise : histoire contemporaine : Besançon : 1993.
vol. 1 p. 232, vol. 2 p. 162, 260 : ill. -
Chambre française de l'Horlogerie. Annuaire 1972/1973. - Paris : CFH, 1972. III-177 p. ; 30 cm.
p. 84, 91, 101 -
Collection particulière : Michel Simonin, Maîche
Les établissements horlogers en France. - S.l. : s.n., mars 1965. 17 p. ronéotypées ; 20 cm.
p. 10 -
Finhor, Jaz et Cupillard-Rième s'unissent pour créer "Framelec". La France horlogère, n° 391, juillet-août 1978, p. 31.
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Framelec qui réunit désormais Jaz, Finhor, Cupillard-Rième disposera de moyens puissants pour affronter la concurrence mondiale et développer la technologie française des montres à quartz. La France horlogère, n° 393, octobre 1978, p. 191-196 : ill.
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Viennet, Jean-Pierre. Le pays des horlogers : trois siècles d'histoire franco-suisse. - Villers-le-Lac : Musée de la Montre, 2015. 271 p. : ill. ; 28 cm.
p. 199, 211 : ill. -
Vuillet, Bernard. Le val de Morteau et les Brenets en 1900, d'après la collection de cartes postales de Georges Caille. - Les Gras : B. Vuillet, Villers-le-Lac : G. Caille, 1978. 294 p. : cartes postales ; 31 cm.
p. 116-117 : ill.
Documents figurés
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Archives départementales du Doubs, Besançon : 50 J 31
Papier à en-tête de la société Hubert Lambert et Fils, 12 mai 1952
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Archives départementales du Doubs, Besançon : 50 J 31
Papier à en-tête de la société Hubert Lambert et Fils, 20 mars 1953
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Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
Villers-le-Lac près la chute du Doubs [vue d'ensemble du village depuis la rive droite, en amont du pont], carte postale, par Robert Fils au Locle, 1898 ou 1899, Billot-Morel éd. Porte la date 1901 (tampon) au verso. Publiée dans : Vuillet, Bernard. Le val de Morteau et les Brenets en 1900. - 1978, p. 110 (porte la date 15 octobre 1899 au recto).
La maison est bâtie mais pas l'atelier. -
Collection particulière : Jean-Claude Vuez, Villers-le-Lac
24. Villers-le-Lac [le village vu du sud-est], carte postale, s.n., limite 19e siècle 20e siècle [entre 1897 et 1906], Librairie-papeterie Sabardin éd à Morteau. Porte la date 20 mars 1906 (cachet) au recto et au verso
La maison est bâtie mais pas l'atelier. -
Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
Lac ou Villers - Vue générale [le village, depuis l'est], carte postale, par Ch. Simon, s.d. [1902 ou 1903], Ch. Simon éd. à Maîche. Avant 1903 et porte la date 15 octobre 1905 (tampon) au verso.
La maison (sans atelier) est visible à droite, au-dessous de l'usine Parrenin. -
Collection particulière : Jean-Claude Vuez, Villers-le-Lac
421. Villers-le-Lac - Quartier neuf [les rues du Doubs et du Lac vues de la rive droite], carte postale, s.n., 1er quart 20e siècle [entre 1905 et 1908]. Porte la date 1912 (tampon) au verso.
La maison et l'atelier sont visibles à gauche. -
Collection particulière : Jean-Claude Vuez, Villers-le-Lac
57 - Villers-le-Lac [vue d'ensemble, depuis l'est], carte postale, s.n., s.d. [1er quart 20e siècle, entre 1908 et 1914 ?], L. A. Haldimann-Pasche éd.
Les bâtiments sont visibles au centre. -
Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
213 - Villers-le-Lac - Vue générale [vue d'ensemble, depuis l'est], carte postale, s.n., s.d. [1er quart 20e siècle], Gaillard-Prêtre éd. à Besançon
Les bâtiments sont visibles au centre. -
360. Villers-le-Lac [les rues du Doubs et du Lac vues de la rive droite], carte postale, s.n., s.d. [années 1920 ?]. Publiée dans : Vuillet, Bernard. Le val de Morteau et les Brenets en 1900. - 1978, p. 116.
L'extrémité de l'atelier est visible à gauche. -
Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
2 Lac ou Villers - Vue générale - CAP [le village vu de l'est], carte postale colorisée, s.n., s.d. [2e quart 20e siècle, vers 1930], Les Belles Editions Françaises éd. à Nice (2 rue Trachel), Adia impr. à Nice
Les bâtiments sont visibles au centre. -
Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
71. Lac-ou-Villers (Doubs). - Vue générale [le quartier des rues du Lac et du Doubs, depuis l'est], carte postale, s.n., s.d. [décennie 1930]
Les bâtiments sont visibles au centre. -
Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
Frontière franco-suisse. 105 - Vue générale de Villers-le-Lac [depuis le sud], carte postale, par Janin, s.d. [entre 1948 et 1952], Editions Photo Janin à Maîche
Le site est visible au centre, avec notamment le nouvel atelier au sud.
Documents multimédia
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Guichard, Jean-Marie. Recherches généalogiques. Accessibles en ligne sur le site de Geneanet : http://gw.geneanet.org/
Famille Lambert, à Villers-le-Lac (consultation : 23 février 2016)
Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-
Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-