Sonia Dourlot, photographe. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-2020
- patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Pays horloger (le) - Morteau
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Commune
Morteau
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Adresse
8 rue Gonsalve Pertusier
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Cadastre
2018
AA
492, 493
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Dénominationsimmeuble, atelier
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Précision dénominationatelier d'horlogerie
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Appellationsatelier des Ets Aris
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Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, logement, boutique, cour, garage
L'entrepreneur Jean Giletti (né en 1866 à Curino, dans le Piémont, Italie), achète le 19 février 1900 une parcelle de terrain à Alexandre Estignard (1833-1918), ancien homme politique demeurant au 25 rue du Clos à Besançon et propriétaire de la Grande Fabrique d'Horlogerie de Morteau (fondée en 1879-1880 par Elie Belzon). D'origine italienne, Giletti a été naturalisé Français le 28 septembre 1893. Il construit en 1900-1901, sur ce terrain, un immeuble respectant l'obligation faite aux bâtiments prévus à cet endroit de présenter un pan coupé sur le carrefour des actuelles rues Gonsalve Pertusier et Pasteur (c'est aussi le cas de celui qui, au 9 rue Pertusier, lui fait face sur la diagonale et a été acquis par la cartonnerie Pfahrer). Il en fait décorer la cage d'escalier en 1901 par le peintre François Coppa (date et signature portées), installé rue du Parc à La Chaux-de-Fonds (Suisse). Vendu aux enchères le 29 mai 1905, l'immeuble est acquis par Estignard, à la recherche de logements pour son personnel. Il est cédé le 19 juin 1918 à l'horloger Alphonse Petit (1871-1949), beau-père de l'horloger Charles Leibundgut, qui sera par la suite signalé au 13 rue des Corvées, puis revendu le 9 janvier 1926 au professeur de musique Charles Reuille (1876-1954) : maison "en pierre couverte en tuile, magasins ateliers et appentis avec rez-de-chaussée, appartements au premier et au deuxième, caves, grenier, sol, cour mitoyenne, jardin".
Il abrite au milieu du 20e siècle, au rez-de-chaussée, la fabrique de montres des Etablissements Aris, Sarl (au capital de 1 000 000 F) disposant d'un bureau de vente au 76 rue du Temple à Paris et concessionnaire des montres suisses Marvin. A sa création (en 1928 apparemment), cette société est une Sarl (capital 500 000 F), établie dans la capitale au 76 boulevard de Sébastopol et exploitant les marques A.I. et Aris. Elle a succédé à la Maison Arthur Israël, affaire parisienne fondée en 1865 et dont un papier à en-tête de 1923 signale qu'elle dispose d'une fabrique à Villers-le-Lac : elle y est vraisemblablement associée avec l'industriel Marius Anguenot, à la tête de la Fabrique de la Perrière, qui a déposé la marque Aris le 17 mai 1923. A Morteau, au début des années 1950, les Ets Aris sont dirigés par Louis Reymond (1905-1977), fils de Robert Louis Reymond (1885-1963) qui, né à Saint-Imier (canton de Berne, Suisse), est agent en douane et horloger à Morteau. Louis est frère d'horlogers : Robert (1910-?) - installé à Paris -, Maurice (1913-1975) et Hugues (1917-1998) ; il est aussi le beau-frère d'André Seguin, autre horloger mortuacien. On ne sait à quelle date disparaît cette entreprise qui, par la suite, cède la place à un comptable (M Jolivet). Le rez-de-chaussée accueille actuellement un magasin de tatouage et piercing, les étages des appartements. La qualité du décor peint de sa cage d'escalier lui a valu d'être protégée au titre des Monuments historiques en 2012.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
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Dates
- 1900, daté par travaux historiques
L'immeuble est en moellons calcaires enduits, avec des briques pour son pan coupé à l'angle des rues Pasteur et Pertusier. Il comporte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, deux étages carrés et un étage en surcroît, desservis par un escalier dans-oeuvre tournant à retours (en béton puis en bois entre les deux derniers niveaux). L'étage de soubassement a un couvrement de voûtains en berceau en briques grises maintenus par des poutres métalliques. Les baies sont majoritairement en arc segmentaire à encadrement en briques silico-calcaires et la face sud présente des fenêtres horlogères au rez-de-chaussée surélevé, accessible par un escalier extérieur symétrique en maçonnerie.
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Murs
- calcaire moellon enduit
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Toitstuile mécanique
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Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage en surcroît
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Couvrements
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voûte en berceau,
en brique
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours escalier en maçonnerie, escalier en charpente
- escalier de distribution extérieur : escalier symétrique escalier en maçonnerie
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Typologiesbaie horlogère
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Techniques
- peinture
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Représentations
- scène de pêche, scène de la vie rurale, scène orientale, vue de ville, pyramide, draperie, médaillon, trophée, palmier, fleur, oiseau
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Précision représentations
Les murs de la cage d'escalier sont peints en trompe-l'oeil de rideaux se soulevant par endroit pour laisser apparaître végétation, paysages et scènes pittoresques, situés en Afrique ou au Moyen-Orient.
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Protectionsinscrit MH, 2012/04/23
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Précisions sur la protection
La cage d'escalier en totalité (cad. AA 492) : inscription par arrêté du 23 avril 2012
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Référence MH
La cage d'escalier est protégée en raison de la rareté de son type de décor peint.
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon
Droz, Yves. Restaurateur. Collectionneur de pièces horlogères et fondateur du Musée de la Montre, à Villers-le-Lac.
21 février 2018 -
Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon
Vuez, Jean-Claude. Descendant d'une famille d'horlogers, historien de la société Parrenin à Villers-le-Lac.
22 février 2018
Documents d'archives
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Archives départementales du Doubs, Besançon : 3 P 412
Archives départementales du Doubs : 3 P 412 Cadastre de la commune de Morteau. 1816-1978.
- 3 P 412 : Atlas parcellaire (11 feuilles), dessin (plume, lavis), par les géomètres du cadastre Girardier et Mestre, 1816-1817.
- 3 P 412/1 : Registre des états de sections, 1818.
- 3 P 412/4-5 : Matrice cadastrale des propriétés bâties et non bâties, 1823-1875. Le 1er volume manque.
- 3 P 412/2-3 : Matrice cadastrale des propriétés bâties et non bâties, 1876-1914.
- 3 P 412/6 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1882-1910.
- 3 P 412/7-9 : Matrice cadastrale des propriétés non bâties, 1911-1965.
- 3 P 412/10-13 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1911-1978.
Matrices cadastrales des propriétés bâties, 1882-1910 (3 P 412/6) et 1911-1978 (3 P 412/10-13) -
Archives départementales du Doubs, Besançon : 50 J 19
50 J 19 Syndicat des fabricants d'horlogerie de Besançon. Correspondance avec les fabricants, 1946-1968
Dossier Ets Aris, à Paris (1955-1959)
Bibliographie
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Conservation régionale des monuments historiques, Besançon
Blandin, Patrick. Dossier de protection de la cage d'escalier de l'immeuble au 8 rue Gonsalve Pertusier, à Morteau. - Besançon : Drac de Franche-Comté, Conservation régionale des Monuments historiques, 2011.
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La Chaux-de-Fonds. Art nouveau. - La Chaux-de-Fonds : Tourisme neuchâtelois, 2017. 24 p. : ill.
Brochure accessible en ligne : http://www.chaux-de-fonds.ch/histoire-patrimoine/art-nouveau/a-decouvrir/documentation/Documents/brochure_art_nouveau2016.pdf (consultation : 4 mai 2018)
p. 12 : ill. -
Vuillet, Bernard. Le val de Morteau et les Brenets en 1900, d'après la collection de cartes postales de Georges Caille. - Les Gras : B. Vuillet, Villers-le-Lac : G. Caille, 1978. 294 p. : cartes postales ; 31 cm.
p. 40-41 : ill.
Documents figurés
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Morteau. - Les Corvées [la rue Pertusier vue du nord], carte postale, s.n., [1er quart 20e siècle, décennie 1910].
Publiée dans : Vuillet, Bernard. Le val de Morteau et les Brenets en 1900. - Les Gras : B. Vuillet, Villers-le-Lac : G. Caille, 1978, p. 40 (porte la date 22 janvier 190x au recto). Aussi publiée dans : Leiser, Henri ; Jacquot, Didier. Morteau et environs d'hier à aujourd'hui. - Pontarlier : Presses du Belvédère, 2010, p. 120.
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Collection particulière : Henri Leiser, Morteau
Ville de Morteau. Plan d'alignements [rues de la Chaussée, Pasteur et René Payot], photocopie d'un dessin (plume, lavis), s.n., s.d. [décennie 1920 ? après le 9 janvier 1926], échelle 1/500, 54 x 105,5 cm
9 janvier 1926 = vente de l'immeuble au 8 rue Gonsalve Pertusier à Charles Edmond Reuille.
Documents multimédia
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Guichard, Jean-Marie. Recherches généalogiques. Accessibles en ligne sur le site de Geneanet : http://gw.geneanet.org/
Familles Petit, Reuille et Reymond, à Morteau (consultation : 29 mars 2018) -
Oignon à la rouille. - S.d. [2018]. Discussion sur le Forum à Montres (FAM), forum de discussions horlogères : http://forumamontres.forumactif.com/t81152-oignon-a-la-rouille (consultation : 29 mars 2018)
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Seguin, Jean. Recherches généalogiques. Accessibles en ligne sur le site de Geneanet : http://gw.geneanet.org/
Famille Reymond, à Morteau (consultation : 29 mars 2018)
Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-
Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-