Sancey, Yves. Photographe. Direction régionale des Affaires culturelles de Franche-Comté puis Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine. 1973-2013.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Pays horloger (le) - Morteau
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Commune
Morteau
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Adresse
14 rue Victor Hugo
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Cadastre
2018
AF
317, 318
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Dénominationsmaison, usine d'horlogerie
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Précision dénominationusine de montres
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Appellationsusine d'André Charpier
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Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, magasin industriel, bureau, logement, garage, stationnement
La maison est bâtie en 1933 par l'entreprise Billard pour Paul Charpier, connu sous le nom d'André Charpier (1904-1974). Ce dernier est le fils d'Henri Charpier (1862-1916), originaire de Suisse, fabricant de montres Roskopf et de montres huit jours, propriétaire de la marque "Chronomètre Le Radieux" ("avec cadrans lumineux et aiguilles lumineuses") déposée en 1909, qui avait repris la fabrique de son beau-père Sylvain André (1840-1910) au 21 rue de l'Helvétie. Formé à l'Institut de Chronométrie de Besançon, André a créé son affaire d'horlogerie en 1926 et la transfère au rez-de-chaussée de sa maison (à laquelle il ajoute un garage entre 1937 et 1947). Connaissant des problèmes de santé, il est rejoint par son fils Pierre, qui abandonne ses études au Technicum du Locle (canton de Neuchâtel, Suisse). L'entreprise se développe et compte une quinzaine de personnes. Elle fait donc construire un atelier en 1968, au nord-ouest, par l'entreprise Ruggeri suivant les plans de l'architecte Arthur Lucchini. Elle exploite les marques Campène, Cygnès et Cercla (déposées en 1946), Argos et Aldor, et fabrique (ou commercialise) pendulettes, thermomètres et baromètres. Elle achète 13 540 ébauches françaises en 1954 (4 000 des Ets Cupillard et 3 000 des Ets Parrenin de Villers-le-Lac, 500 des Ets Jeambrun de Maîche, 6 000 de l'Horlogerie de Savoie ou HS à Annemasse et 40 de la Sefea - Société d'Exploitation de la Fabrique d'Ebauches d'Annemasse ou Société européenne de Fabrication d'Ebauches d'Annemasse), 21 700 en 1955 (4 700 Parrenin, 1 900 Cupillard, 300 Jeambrun, 14 700 Horlogerie de Savoie et 100 de la Fabrique d’Ebauches de Montres du Genevois ou Femga, à Annemasse), 16 700 en 1956 (2 200 Parrenin, 800 Cupillard, 300 Jeambrun, 13 400 Horlogerie de Savoie), 12 900 en 1957 (2 400 Parrenin, 600 Cupillard, 200 Jeambrun, 9 600 Horlogerie de Savoie - dont 9 000 à ancre à chevilles - et 100 Sefea), 15 844 en 1958 (2 244 Parrenin, 100 Judex, 13 500 Horlogerie de Savoie - dont 13 100 à ancre à chevilles). En 1965, la société est classée dans la catégorie de 20 à 49 salariés (elle en compte une trentaine environ, dont cinq ou six à domicile) ; en 1969, la Sarl des Ets André Charpier l'est dans celle de 50 à 199 (elle est répertoriée comme fabrique de montres à échappement à ancre à goupilles). Souhaitant maîtriser son approvisionnement en ébauches Roskopf (échappement à ancre à chevilles), elle se rapproche de la société Cupillard-Vuez-Rième (CVR, par la suite Cupillard-Rième puis Framelec), née de la fusion des Ets Cupillard-Vuez (au 37 rue Neuve) et M. Bussard (au 41 rue Neuve, dirigée par Marcel Rième), qui manifeste le même désir et vient de faire construire une usine au 44 rue Bois-Soleil. Toutes deux créent donc le 1er mars 1970 le groupement d'intérêt économique Montres Espéranto et la marque CRC (Courage Rayonnement Concentration). Le GIE est chargé de diminuer leurs coûts de production en utilisant le même calibre, en mettant en commun les stocks de fournitures pour l'habillage des montres, en partageant les services commerciaux, comptables et administratifs, et en élaborant une politique de marque pour commercialiser les 500 000 montres qu'elles produisent annuellement. Les deux entreprises fusionnent dès l'année suivante, le 28 février, sous le nom de Cupillard-Rième, et Pierre Charpier est responsable de l'export dans la nouvelle société. Cette dernière décide de réaliser elle-même entièrement ses mouvements, conçus par le Cetehor (Centre technique de l'Industrie horlogère) à Besançon. L'usine accueille alors son atelier de mécanique, dans lequel sont fabriquées les machines destinées à la production des rouages (machines assemblant automatiquement les roues sur les pignons), et pendant un temps son service après-vente. Elle est désaffectée lors du dernier agrandissement de l'usine principale, rue du Bois-Soleil. Le bâtiment est actuellement occupé par le cabinet d'architecture Prillard, créé en 1973 par Hubert Prillard. Par ailleurs, Pierre Charpier s'était associé avec Marcel Rième pour créer la société Charpier-Rième, laquelle a acheté en 1982 les Ets Ernest et Abel Monnin, fabrique de montres de Charquemont (par la suite transférée à Morteau dans une usine au 3 chemin des Pierres).
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Période(s)
- Principale : 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle , daté par source, daté par tradition orale
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Dates
- 1933, daté par tradition orale
- 1968, daté par tradition orale
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Auteur(s)
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Auteur :
Luchini Arthurarchitecte attribution par tradition oraleLuchini ArthurCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Luchini Arthur : architecte (?) à Morteau dans le troisième quart du 20e siècle.
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Auteur :
Ruggerientrepreneur attribution par tradition oraleRuggeriCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Ruggeri. Entreprise de maçonnerie créée après la deuxième guerre mondiale à Morteau par Alfred Ruggeri et reprise en mai 1977, après son décès, par ses fils Jacques et Gérard. Ces derniers fondent la Sarl Alfred Ruggeri, qui compte 95 personnes lorsqu'elle disparaît en 1996. La Société nouvelle Ruggeri est créée en avril 1998, avec 45 salariés, par Philippe Jacquot, qui fonde en 2007 une filiale spécialisée dans la préfabrication en béton armé : Préfa 25.
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Auteur :
Billard Les Fils deentrepreneur attribution par tradition oraleBillard Les Fils deCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Billard, Les Fils de : entreprise de construction fondée à Morteau par les fils de Jacques Billard, mort en 1908.
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Auteur :
La maison a des murs en moellons calcaires enduits, l'usine des murs en pan de béton armé enduit. La première comporte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage en surcroît, desservis par un escalier dans-oeuvre et un escalier extérieur droit en maçonnerie. La deuxième, à un étage carré seulement, est largement éclairée par des baies d'atelier. Toutes deux ont un toit à longs pans, avec demi-croupes, noues et tuiles plates mécaniques sur la première, croupe et toiture métallique sur la seconde. Le garage à l'est (en rez-de-chaussée et à comble à surcroît) est en parpaings de béton enduits, avec toit à longs pans pignons couverts et tuiles mécaniques.
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Murs
- calcaire moellon enduit
- béton pan de béton armé enduit (incertitude)
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Toitstuile plate mécanique, métal en couverture
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Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage en surcroît
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans demi-croupe
- noue
- croupe
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre
- escalier de distribution extérieur : escalier droit escalier en maçonnerie, cage ouverte
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Énergies
- énergie électrique achetée
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Typologiesbaie d'atelier
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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Archives régionales de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon
Charpier Pierre, fils d'André Charpier, ancien dirigeant de la société Charpier-Rième. Morteau
23 juillet et 5 septembre 2018
Documents d'archives
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Archives départementales du Doubs, Besançon : 50 J 22
Archives départementales du Doubs : 50 J 22 Syndicat de fabricants d'horlogerie de Besançon. Correspondance avec les fabricants, 1948-1967.
Dossier André Charpier, à Morteau (1955-1967) -
Collection particulière : Henri Bonnet, Fournet-Luisans
Papier à en-tête de la fabrique d'horlogerie André Charpier, 12 mai 1955
Bibliographie
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Briselance, Claude-Gilbert. L’horlogerie dans le val de Morteau au 19e siècle (1789-1914). - 1993. 2 vol., XXXII-398 - III-420 f. : ill. ; 30 cm. Mém. maîtrise : histoire contemporaine : Besançon : 1993.
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Centre d'Etudes économiques régionales de Franche-Comté. Répertoire des établissements industriels de Franche-Comté classés dans la section "précision, horlogerie, optique" de la nomenclature des activités économiques de l'I.N.S.E.E. - S.l. [Besançon] : s.n. [Centre d'Etudes économiques régionales de Franche-Comté], juin 1969. III-65 p. ; 21 x 30 cm.
p. 11 -
Collection particulière : Michel Simonin, Maîche
Les établissements horlogers en France. - S.l. : s.n., mars 1965. 17 p. ronéotypées ; 20 cm.
p. 9
Documents figurés
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Collection particulière : Henri Leiser, Morteau
Commune de Morteau. Voirie urbaine. Plan d'alignements. Rue Victor Hugo, dessin (photocopie de lavis), par le géomètre U. Chatot, Villars-Saint-Georges le 5 juillet 1930, 30 x 120 cm, 1/500
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Prises de vues aériennes de l'IGN (20e siècle). Consultables en ligne via le site du Géoportail (www.geoportail.gouv.fr).
Photographies des 27 juillet 1937, 23 juillet 1947, 3 juillet 1959 et 24 septembre 1965 -
Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
Morteau (Doubs) - 144 - Vue générale, carte postale, ph. Janin, s.d. [3e quart 20e siècle], Janinn éd. à Maîche.
Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-
Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-