Liliane Hamelin, chercheur. Direction régionale des Affaires culturelles de Franche-Comté puis Région Bourgogne-Franche-Comté, 1976-2018.
- enquête thématique régionale, val de Saône
-
Dourlot SoniaDourlot SoniaCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Sonia Dourlot, photographe. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-2020
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Val de Saône - Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin
-
Commune
Rupt-sur-Saône
-
Lieu-dit
les Minimes
-
Cadastre
1837
B
1-7
;
2016
B
51
-
Dénominationscouvent
-
Genrede frères minimes
Le 4 mars 1610, le nonce apostolique du pape en Flandres et Franche-Comté autorise le seigneur de Rupt à créer une « Maison dudit Ordre du Bienheureux François de Paule, avec église, campanile, cloches, cloître, dortoir, réfectoire et autres Offices nécessaires à l’usage et l’habitation d’un Responsable et de douze Frères, au moins du dit Ordre ». Aucun bâtiment n'a vu le jour en septembre 1631 : les minimes vivent alors dans des maisons qu’ils louent au sein du village et occupent une construction en ruine (au nord de l’actuelle église paroissiale) appelée le « Vieux Couvent ».
En 1699, Louis de Clermont s’engage à offrir le terrain et fournir les meubles, ustensiles, ornements d’église et vases sacrés. En janvier 1700, Claude-Antoine Aillet, architecte à Besançon, et Antoine Barret, maître charpentier, lui soumettent plans et devis. La première pierre est posée quelques mois plus tard (juillet 1700) en présence de Marie-Johanne de Saumery, épouse de Louis de Clermont. Les bâtiments commencent à s’élever au « premier coing du couvent regardant du costel des prels, de la prairie haulte » (angle des ailes est et sud). Parallèlement, les deux entrepreneurs construisent l’église, dont la première pierre est posée en avril 1701 et qui est consacrée en mai 1708 par François Gaspard de Grammont, suffragant de l’archevêque de Besançon. Vers 1710, des bâtiments secondaires sont construits : grangeage, pigeonnier et murs de clôture. D’après les archives conservées, les minimes se consacrent après cette date à l’embellissement et à l’amélioration du site (voir en annexe sa description par Alexandre Hutinet) : ils relèvent certains murs déjà ébréchés et font construire une citerne dans la cour du cloître.
A la Révolution, le couvent est vendu comme bien national. L’acquéreur fait démolir la majeure partie des bâtiments, dont l'église, pour en vendre les matériaux. Le mobilier est vendu aux enchères : l’un des autels latéraux est conservé dans l’église paroissiale de la Nativité de la Vierge tandis que le maître-autel et les deux autres autels-retables sont achetés par la commune voisine Ovanches. A noter que plusieurs plaques de cheminées en fonte, avec la devise des minimes (« CHARITAS ») sont présentes dans quelques maisons du village ou des villages environnants.
Au 20e siècle, le site est acheté par la belle-mère du propriétaire actuel, qui y entreprend quelques travaux afin de rendre habitable une maison bâtie sur la cave de l’ancienne aile ouest du couvent. A partir de 1970, le propriétaire actuel restaure l’ancien enclos monastique. Au cours de ces travaux, un cadran solaire et une niche portant le millésime 1710 sont découverts et replacés au-dessus de la porte conduisant à la cave.
-
Période(s)
- Principale : 1er quart 18e siècle , daté par travaux historiques , (détruit)
-
Dates
- 1701, daté par travaux historiques
-
Auteur(s)
- Auteur : charpentier attribution par travaux historiques
-
Auteur :
Aillet Claude-Antoinearchitecte attribution par travaux historiquesAillet Claude-AntoineCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte à Besançon en 1700.
Il ne reste plus du couvent de minimes que le mur d’enclos, construit en moellon calcaire et en grande partie conservé, et quelques éléments épars : la porte piétonne avec battant en chêne (dans l'angle sud-ouest de la propriété), qui permettait de descendre par un ensemble de marches à flanc de coteau à un vivier (remplacé par le captage d’une source alimentant l’actuelle fontaine-lavoir de la rue des Fontenottes) ; une niche en réemploi au-dessus de l'entrée de la cave (souvenir de l'aile est du cloître), cave constituée de deux travées séparées par un doubleau et voûtées en berceau.
-
Murs
- calcaire moellon
-
Couvrements
- voûte en berceau
-
Couvertures
-
État de conservationdétruit
-
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Bibliographie
-
La Haute-Saône : nouveau dictionnaire des communes, t. V, [Le Pont-de-Planches-Le Val Saint-Eloi]. Vesoul : Société d'agriculture, lettres, sciences du arts de la Haute-Saône, 1972.
p. 141 -
Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire et Patrimoine, Besançon : RTO/Rupt/5800/1
Hutinet, Alexandre. Le patrimoine religieux de la commune de Rupt-sur-Saône au XVIIIe siècle : le couvent des minimes et l'église de la Nativité de la Vierge. - Besançon : [s.n.], 2007. 3 vol. (non paginé ca 400 p.) : ill. ; 30 cm. Mém. de master II : Hist. Art : Besançon : 2007.
vol. 1, p. 83-130, et vol. 3 -
Hutinet, Alexandre. Historique et description du couvent des minimes. - 2016. Résumé rédigé en 2016 par A. Hutinet à partir de son master II (Histoire de l’Art moderne : Besançon : 2007).
-
Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : IN8° 1038/1
Suchaux, Louis. Dictionnaire historique, topographique et statistique des communes de la Haute-Saône. - Vesoul : Imprimerie et lithographie de A. Suchaux, 1866.
p. 225-226 -
Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire et Patrimoine, Besançon : R.US 37
Trévillers, Jules de. Sequania Monastica : dictionnaire des abbayes, prieurés, couvents, collèges, hôpitaux conventuels, ermitages de Franche-Comté et du diocèse de Besançon antérieurs à 1790. - Vesoul : J. de Trévillers, [1950 ?]. 244 p. ; 26 cm.
p. 189
Historien d'art, auteur d'une thèse sur l'architecture et le cadre de vie monastique en Franche-Comté de la conquête française à la Révolution. Travaille au musée de la Renaissance à Ecouen (2017).
Liliane Hamelin, chercheur. Direction régionale des Affaires culturelles de Franche-Comté puis Région Bourgogne-Franche-Comté, 1976-2018.
Historien d'art, auteur d'une thèse sur l'architecture et le cadre de vie monastique en Franche-Comté de la conquête française à la Révolution. Travaille au musée de la Renaissance à Ecouen (2017).