La zone sud-est du canton est appelée les « Monts de Gy ». Ces collines de plus de 300 mètres d’altitude, boisées à leurs sommets, sont ceinturées de villages (Gy, Bucey-les-Gy, Autoreille, Gézier, Montboillon, Bonnevent, Oiselay).
Superficie de la commune :
2460 hectares dont 972 de bois et 22 hectares de vignes.
Géologie :
Le sous-sol de Gy est principalement composé de calcaire.
Hydrographie :
Quelques ruisseaux traversent la partie nord-ouest du territoire de la commune : l’Arfond, le ruisseau des Effondrés, la Morthe. Globalement, il existe sur ce territoire de nombreuses sources d’eau dues au sol calcaire.
Population :
La population de Gy comptait 2 806 habitants en 1815 contre 1 048 habitants en 2010.
Le canton est composé de 20 communes peuplées de 9861 habitants au recensement de 1861 et de 5063 habitants au recensement de 2010.
Historique :
Des fouilles ont été menées en 1966 dans le bois de Plumont ; des épées en fer du Hallstatt (1 200 à 400 avant J. C. environ) y ont été retrouvées.
Au 11e siècle, les terres de Gy appartenaient aux comtes de Bourgogne.
Au 12e siècle, seuls 8 villages, dont Gy, sur les 20 du canton actuel sont déjà des paroisses.
Au 13e siècle, des gentilshommes portaient déjà le nom de Gy (Hugon de Gy en 1281), ils étaient probablement les châtelains des archevêques. C’est d'ailleurs au milieu de ce siècle que l’archevêque Guillaume de la Tour fait édifier un nouveau château à l’emplacement de l’ancien. Dès le début du Moyen Age, Gy est un des 3 grands domaines des archevêques avec Besançon et Mandeure. Face à l’émergence des Oiselay, Nicolas de Flavigny (1227-1235) et Guillaume de la Tour (1244-1258) font, pour assoir leur pouvoir, ériger sur les hauteurs de Gy un château fort, aussitôt détruit en 1259 par des barons locaux. Le château est ensuite reconstruit et le village de Gy se développe autour. Le village est également fortifié par la construction d’une enceinte reliée au château.
Vers 1500, l’archevêque François de Busleiden qui réside à Gy, à cause de ses différends avec les bisontins, fait ajouter un corps de logis et percer des fenêtres.
La Guerre de Dix Ans (1634-1644) puis la Conquête de la Franche Comté par Louis XIV provoquent de nombreuses destructions d’édifices. Dans ce contexte, en 1640, les soldats de Saxe-Weymar incendient une partie de la ville basse de Gy.
Pourtant, en 1648, 4 capucins s’étaient installés à Gy à la demande de l’archevêque Claude d’Achey pour pallier la pénurie de prêtres. En 1654, commence la construction de leur couvent.
Dès le milieu du 15e siècle, il existe par ailleurs un hôpital à Gy, cependant, ce premier établissement ne semble pas avoir subsisté longtemps. En 1737, un nouvel hôpital, tenu par les Sœurs de Sainte Marthe, s'établit à Gy.
Jusqu’au milieu du 18e siècle, les archevêques, en paix avec leurs citoyens de Besançon, se désintéressent de leur château de Gy. Entre 1754 et 1774, le cardinal Choiseul-Beaupré entreprend de faire du château un logis princier en y ajoutant des jardins et des parterres. La restauration du château à cette époque et la construction de l’hôtel de ville de Gy par Alphonse Delacroix en 1848 font partie des grandes réalisations architecturales de l’époque dans la commune, et même au delà, dans le canton. Ces deux bâtiments témoignent d'ailleurs de la prospérité passée de la commune due au vignoble. Les travaux menés sur le château au cours du 3e quart du 18e siècle impulsent de nombreuses autres transformations ou reconstructions dans la commune, en particulier sur les constructions les plus proches de l'édifice, dans la ville haute.
Au moment de la Révolution française, le château est vendu comme bien national, puis, la commune le rachète et en fait une école de garçons. En 1874, la commune refuse le classement au titre des monuments historiques du château, seule la tour d’escalier octogonale construite par François de Busleiden est classée.
En 1877, Madame Menans, fonde, avec le curé Rouge, une école qui prend son nom. Le curé Rouge avait le projet de créer une école libre de garçons et pour ce faire, il employa la somme d’argent épargnée par la reconstruction du clocher de l’église.
Économie :
Vignes situées à l'ouest de la commune
Gy a longtemps été un pays de vignoble grâce à l’exposition favorable de ses coteaux et à la nature du sous-sol. Le vin qui y était produit était très réputé, exporté jusqu’en Allemagne. Le vignoble était la principale activité économique du pays gissois. Les vignes étaient exploitées par de gros propriétaires employant des journaliers ou bien par de petits exploitants indépendants, mi-paysans, mi-vignerons.
Le vignobleL’existence de vignoble dans le département est attestée dès le 10e siècle. En 1862, 1510 hectares étaient plantés de vigne dans le canton de Gy. En 1921, il n’en subsistait que 638. Le phylloxéra ruina le vignoble ; de nouveaux pieds de vigne furent replantés mais ceux-ci ne donnèrent pas un vin d’une aussi bonne qualité qu’auparavant.
Au 19e siècle, des carrières de calcaire existaient dans 6 communes du canton dont Gy. Une carrière se trouve encore aujourd'hui à Gy, la carrière de "Brule-Cul" au nord-est du territoire de la commune.
Une vingtaine de moulins à eau étaient en activité dans le canton au 18e siècle. Aujourd’hui, nombreux sont ces moulins à ne subsister qu’à l’état de ruines. Les moulins de Gy et moulin de l'étang ont en effet disparus.
Dans les années 1930, une laiterie, parmi les plus importantes du département (collecte de 2 millions de litres et jusqu’à 11 millions de litres en 1979), se trouvait à la Charmotte.
Enfin, il existe peu d’exploitations agricoles dans la commune.
Personnalités locales :
Noël André est né en 1728 à Gy dans une famille bourgeoise. Il devient capucins au couvent de Salins, sous le nom de Père Chrysologue. Il part ensuite à Paris entreprendre des études de géographie et d’astronomie et rédige de nombreux articles d’astronomie ainsi qu’un ouvrage intitulé De la surface actuelle de la terre. Après la révolution, il se retire à Gy. La rue menant aujourd'hui au château porte son nom.
Mongreville, Jérôme. Photographe. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1983-2024.